21/05/2016

C’ chicounou – tapas syrio-libanaises (mezzé, quoi) quartier Flagey- Bruxelles

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Kchikoukwa ?

C'chicounou. Je ne sais pas ce que ça veut dire, et à vrai dire, c’est tellement imprononçable qu’on renonce à chercher, on est pas là pour ça. Donc C’chiccounou (ils ajoutent « by George » pour faire genre, il manque plus que le « waht else ? ») voilà un lieu ouvert déjà depuis deux trois ans, à deux pas de Flagey, qui se revendique « tapas » (pour le genre, toujours, I presume) alors que si on nous disait syrien ou libanais, on aurait compris tout aussi vite. Bref, un endroit très petit, où tu vas te sentir (surtout si tu as un gabarit qui se rapproche du mien) légèrement serré, mais on verra plus tard qu’en regard de l’addition, on ne va pas avoir ici ses aises comme dans un étoilé de lukske

Un drôle d’endroit, vraiment. J’y suis allé au moins 4 ou 5 fois et l’impression qui me reste est toujours la même. Un service souvent confondant de gentillesse et d’absence totale de professionnalisme – toute tentative d’engager la conversation sur les plats, le vin, l’origine des produits ayant tourné systématiquement au sketch façon Jean-Yves Lafesse – et une, ou plutôt des, assiettes vraiment excellentes.

Il paraît qu’il y a une formule menu, mais là aussi, la comédie de l’explication de komanqueçamarchelaformule me fait préférer à chaque fois de choisir les « tapas » (puisqu’ils insistent sur le mot) de mon choix et surtout du choix de mes commensaux-commensales, parce que ce qui est top bien dans le mezzé-tapas c’est que au plus que tu es à table, au plus que tu peux prendre des choses différentes et te régaler de diversité gustative. Et, vraiment à chaque fois, c’est bon de chez bon, pas saisonnier pour un sou, on va pas non plus leur demander de faire de la fattouche au panais, mais frais, net, propre, on sent que la cuisine débite du couvert et que les mises en place sont quotidiennes.

A boire ? Laisse tomber les mono-cépages du Sud à 50 centimes l’hectolitre, choisis un arak quand il y en a, ou une bière, parfois il y a de la Triple Westmalle, ça va avec tout.

L‘addition est ultra-raisonnable, et la plus belle fille du monde ne pouvant donner que ce qu’elle a, on ne va pas « faire son difficile » par rapport au service ou au confort, c’est déjà très réjouissant de manger frais et bon à environ 25 euroballes par personne, et à ce prix la, au risque de me répéter, c’est normal qu’ils casent un max de gens dans le bouzouki et qu’ils renouvellent les tables!

Rue de la Levure 29
1050 Ixelles

 

08:50 Écrit par Carlo dans carnets de route, Restaurants | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

17/05/2016

Carnets de route - Humphrey (Monsieur et Madame Bienfuffé ont un fils) - Bruxelles




(l'inutile boule anti-spectaculaire)

Le spot qu’a fait beaucoup cause de lui déjà avant d’ouvrir, vu que le chef, Yannick Van Aeken, a même été sous-chef du Noma que c’était le meilleur restaurant du Monde entier, enfin selon le classement des 50 meilleurs restaurants du Monde entier dont il était le mieux classé, bref on s’en fout, sauf que le Noma c’est vraiment une expérience unique, mais je m’égare (sur ce que j’en pensais en 2012, tu peux lire https://lc.cx/4LW4 ). Donc, un tapas system où tu commandes des trucs à partager, comme chez les libanais, les grecs ou les chinois, le tout emballé dans un décor de bois brut et de métal hurlant très Dansaertvlaming, mais c’est joli et apaisant.

Dans l’assiette à partager? Du très bon, du moyen, du pas très bon, bref, des aller-retour bizarres entre fulgurance et platitude. Une tête de cochon extrêmement pornographique, un demi avocat rôti où le chef avait oublié de prélever le sel dans la Baltique (ou chez Cérébos ç’aurait été bien aussi), un curry de queue de bœuf qui nous a départagés, mon commensal et moi (lui a aimé, moi je crois que j’ai juste trop mangé de Kaffir lime dans ma vie, je ne peux plus) un dessert très réussi, un autre, juste ridicule, tu vas voir : une coque de chocolat, que l’on vient casser devant toi en grande cérémonie pour avoir accès à …des truffes, bref, d’abord c’est pas un dessert, à la rigueur des mignardises, ensuite toute cette mobilité dramatique pour te libérer juste des truffes totalement « statiques » , bloody nonsense.

Donc ? Tsé quoi ? Les fuglurantes fulgurances qui quand même laissent un très bon souvenir, me génèrent quand même une envie, deux mois plus tard. Y retourner, voir de quoi il retourne, maintenant que l’ouverture a été sûrement digérée mieux que le curry de l’autre fois.

Humphrey, 36-38 rue Saint-Laurent, 1000 Bruxelles. Ouvert du lundi au vendredi.

06:53 Écrit par Carlo dans carnets de route, Restaurants | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

10/05/2016

Carnets de route - Little Paris - Waterloo (Wallonie) Bistrot gourmand (avec moustaches)

 

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Une nouvelle catégorie de "posts" (Tjosse que je n'aime pas ce mot) plus courts, qui sait que du coup je ne me mette pas à "poster" (Tjosse que je n'aime pas ce mot) plus souvent.

Arold il est parisien. Il y a trois ans, après avoir revendu son affaire de traiteur à Paname, il se dit qu’il ferait bien réfugié en Belgique et plus précisément à Bruxelles pour y faire la cuisine canaille qu’il aime bien et donc, il s’installe à Waterloo, pensant qu’il  est à Bruxelles ou presque. S’ensuit une année de quasi galère à vouloir comme ça faire des nourritures bistrotières à 100 mètres de l’ennuyeuse Brasserie RN (qui ne désemplit pas, respect, hein) jusqu’à ce que le guide GaultMillau et quelques gourmands ne découvrent le spot qui affiche depuis près de deux ans complet tous les soirs.

Le lieu ? De loin, c’est moche, merci, on se croirait dans la version Gordon Ramsey de "Cauchemar en Cuisine", car c’est un rez commercial à l’américaine (ou à la waterlootoise, c’est selon), un de ces endroits bas de plafond où tu as le parking juste devant la vitrine, c’est tellement pratique, hein, le parking c'est l'obsession number one du bruxellois, d'autant plus quand il est exilé depuis une génération et demie dans le BW. Dedans, c’est mieux, d’autant que la cuisine est ouverte sur la salle et qu’ Arold est un personnage éminemment souriant, sympathique, gourmand, chaleureux.

Dans l’assiette ? Peut-être le meilleur bistrot gourmand de la capitale, enfin si on compte Waterloo dedans. Et je pèse mes mots à la balance de dealer, même que j'y suis retourné une deuxième fois dans la foulée de la première ou presque pour me confirmer dans mon impression (qui n'est que la mienne, on est d'accord!).  Que ce soient les coquillages, les viandes, les poissons, les abats, la main d’Arold est sûre et déterminée, il assaisonne comme il faut, tous les jus sont concentrés, et notamment, le jus des coques, t’as envie de le boire à la paille, de l’éponger avec tout le pain, bref ça cogne.

Des vins francs du collier, propres, emballent le tout, ici c'est définitivement une maison où l'on vient pour manger, et d'ailleurs, un restaurant à priori, ça sert à ça, bref, du gourmand qui vous laisse une trace profonde dans la succession des appétits à venir!

89, chaussée de Bruxelles – 1410 Waterloo

10:49 Écrit par Carlo dans carnets de route | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |