24/10/2009

Du Rhône et des Alpes!

Les représentants de la Région Rhône-Alpes avaient choisi cette semaine de faire leur "workshop" de présentation des multiples facettes touristiques de leur région chez Mmmmh! et ils sont venus avec dans leurs bagages, le chef Sylvain Cochet.

L'occasion pour Sergio Moschini et votre serviteur de cuisiner à 6 mains avec un passionné des produits de sa région. Au menu, on s'est un tout petit peu éclatés entre diots savoyards, ganèfles de Potiron, noix de Grenoble, ravioles de Romans, truffes d'automne...et une tarte aux pralines roses, apprise et exécutée le matin même grâce à la complicité de Sylvain, lequel, en partageant le secret de cette tuerie presque illégale, a fait beaucoup pour notre bonheur, celui de nos collègues, et bientôt celui de l'humanité toute entière.

Malheureusement, pas de photos décentes à vous montrer de la tarte aux pralines, mais je vous la résume vite fait. Vous faite une pâte brisée, vous la foncez dans un moule, vous la cuisez bien dorée, à blanc.

Vous prenez les pralines roses, vous les atomisez au blender. Dans une casserole, vous mettez une grosse grosse lampée de crème fraîche, les pralines, atomisez et vous faites réduite réduire, encore réduire.

Au final, vous vannez (refroidir dans un cul de poule avec de la glace) et vous versez ce sirop rose sur le fond de tarte. Quand c'est figé, on mange en fermant les yeux.

tuber uncinatum

08:06 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : truffes, pralines |  Facebook | |

20/10/2009

Turtlèn!

Le bonheur des tortellini...

Préparer la pâte, pétrir, abaisser, abaisser encore.

Préparer la farce...Mortadelle, jambon, parmesan, viande (oui le tortellino, c'est pas vraiment de la cuisine méditerranéenne). Cuire, touiller, parfums...

Préparer le bouillon, poule, boeuf, légume, un peu de clou de girofle...

Découper la pâte, en carrés, en ronds? Les deux existent, même si le carré semble l'emporter..., La forme en carré a le mérite de provoquer au pliage cette petite pointe qui se dresse à l'arrière du tortellino et qui lui donne toute sa prestance...

Plier, relever, croiser ses petits bras...

Et enfin le cuire au bouillon, forcément au bouillon, et on le mange comme ça, in brodo, pourquoi faudrait-il le compliquer avec une sauce, hein, je vous le demande.

Ca se passait ce week-end, chez Mmmmh!, dans la grande cuisine du rez-de-chaussée, dans la vapeur et les nuages de farine...

 

tortello

 

 

 

17/10/2009

Samedi c'est tortellini!(et dimanche aussi)

Passionné de cuisine, ce n'est jamais un long fleuve tranquille!

Du wok au moléculaire en passant par le risotto et la pâte fraîche, tous les jours sur le métier remettons notre ouvrage!

Cet aprème, sous la conduite de mon ami chef Sergio Moschini, c'est parti pour un "atelier tortellini" chez Mmmmh!

Ca se passe ici, tiens www.mmmh.be et c'est demain aussi.

Pour moi les tortellini ça se termine "in brodo!" au bouillon, parce que c'est bon!

- non pas à la crème, mais bon vous faites comme vous voulez!

Quand ? samedi 17 octobre 2009 de 14:00 à 18:00 Idem dimanche 18
Où ? Bruxelles (Voir plan d'accès).92 chaussée de charleroi 1060
Combien ? 0.00 euros TVAC
Langue ? fr
Votre chef: Sergio Moschini
Description:
Les ateliers Mmmmh! du week-end, déjà un classique. Après le succès de l'atelier "confitures", voici l'atelier "tortellini". On rappelle le principe :

L'atelier est libre, et il fonctionne de 14h à 18h sous la houlette des chefs Mmmmh!

Pas d'inscription préalable, on peut prendre le train en route, mais compte tenu du succès de la formule, nous rappelons que le nombre des places est limité et que en cas d'affluence nous nous réservons d'organiser des rotations afin qu'un maximum d'entre vous puissent y participer.

Tortellini! Tous les secrets de cette petite pâte farcie née à Bologne. La farce, la découpe et surtout la technique du pliage n'auront plus de secret pour vous. Et surtout, comme tous les ateliers Mmmmh! on ne paie que le produit fini (aujourd'hui c'est tortellini).

09:40 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

13/10/2009

FoodClubbing!

bloodymary

 

C'était vendredi soir 9 octobre, Anthony Delhasse en cuisine, Olivier Gosseries aux platines.

Anthony nous a offert quelques magnifiques extraits de sa cuisine, Bloody Mary restructuré, "bonbon" de cabillaud lemon grass et kaffir lime, foie gras comme un dessert.

Musique et grande cuisine, un mix détonnant, ça revient bientôt.

 

 

 

18:38 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

04/10/2009

Anthony Delhasse chez Mmmmh! le 9 octobre!

n141027446085_8650[1]

Bon, je vous explique, Anthony Delhasse, un de nos jeunes chefs belges les plus brillants - même presque un peu fou furieux - sera chez Mmmmh! vendredi 9 octobre soir pour un live cooking (il cuisine en live et on goûte à tout!) Et comme Anthony aime bien le son qui va avec sa cuisine, le DJ Olivier Gosseiries (Mirano-You) sera là avec ses platines pour créer l'ambiance sonore qui colle à la cuisine déjantée d'Anthony.

Inscriptions www.mmmmh.be, rubrique agenda. Infos? envoyez-moi un message.

Ca se passe donc chez Mmmmh!, 92 chaussée de Charleroi à 1060 Bruxelles, tel 02 534 23 40, à 20h00 vendredi 9/10.

Le restaurant d'Anthony?

Hostellerie du Postay, à Wegnez, une étoile Michelin, grand chef de demain GaultMillau en 2003, trophée Jacquart 2006, plein de médailles sur la veste déjà pour un jeune chef...

 dyn010_original_550_366_pjpeg_2511762_f21053edc14bd3fe56b8f18667d270fe[1]

 Anthony Delhasse (mars 2007) un jour qu'il était venu sur le plateau de Au Quotidien sur la Une pour une séquence cuisine très créative.

06:30 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

01/10/2009

Aller-retour à Milan

Luini

C’est parfois difficile de choisir un restaurant, tedjosse. Enfin, je veux dire quand on paie son addition et qu’on y va pour le plaisir; pas sûr que j’aimerais ça de faire inspecteur du guide Michelin…

Parce que voyez-vous, même si en ce moment mes goûts ne me portent pas plus que ça vers les tables « créatives » (allez, gastronomiques si vous voulez), je n’en cherche pas moins à manger juste (propre et bon et bla bla) le plus souvent possible. Ca me réjouit le cœur la couenne et l’estomac, et c’est déjà un bon début.

Donc, pas plus tard que lundi, j’étais à Milan avec Sergio Moschini et comme nous y étions le lundi et que le business ne nous occupait que le mardi, il a fallu construire la journée au niveau de qu’est-ce qu’on mange.

Dans l’ordre, le déjeuner devait être consacré au street food et il y avait plus de quinze ans que je rêvais de me vautrer dans un « panzerotto » de chez Luini. Rien de milanais là dedans au départ, mais une pâte à pain farcie de mozzarella et tomate, et frite, comme il se doit. On fait la queue, on dit « un panzerotto », on paie, on s’en va, on mange, c’est tiède, c’est  (un peu)  croustillant, puis mou, et c’est fini. Même qu’il faisait beau, que en septembre quand il fait beau il fait juste chaud ce qu’il faut et que d’accord il y a des russes et des japonais partout mais c’est très beau quand même, la Piazza del Duomo.

Voilà ; deux panzerotti, deux bouteilles d’eau, sept euros, et on paie en espèces, un repas qui inonde de plaisir ça n’a pas de prix, sinon il reste la machincard pour tout le reste.

 

Panzerotti - Panificio Luini via S. Radegonda 16, Milano

luini
Photo S. Moschini

Masuelli

Le street food au déjeuner, sans forcer, c’était aussi pour garder quelques bonnes munitions d’appétit pour le soir. Et il me fallait recharger un peu mes batteries de choses traditionnelles, terriennes et urbaines, car tout le monde sait (et si on ne le sait pas on lit « Delizia ! » de John Dickie) la cuisine italienne est d’abord urbaine, si si.

Masuelli, c’est une osteria bien propre et bien peignée, pas vraiment dans le centre, et ça existe depuis 1921. Au commandes, M. Masuelli fils, -il doit bien taper dans les septante printemps – accueillant, voire amical, jamais familier. Il nous dit le menu, et même si je l’avais déjà lu, quand il se tait, j’ai faim et envie de tout.

 Et ce ne sont que de simples antipasti, tajarin, risotto, ravioli  ou pasta e fagioli – en primo -, lingua, carne all’albese  comme secondo…rien de plus, simple, direct.

Va pour quelques antipasti (testina, salame, coppa e acciughe), tajarin pour moi, ravioli pour Moschini, lingua in bagnet verd (oui de la langue, les filles, revenez, c’est bon les abats, surtout avec cette sauce verte, toute droite venue du Moyen-âge) et carne all’albese. Ben oui, une sorte d’américain fait avec du « fassone », une race locale (juste et bonne, bon d’accord j’arrête)  à peine assaisonnée.

Et pour mouiller tout ça, foin de supertoscans entisanés de chêne, une Barbera…pétillante, fruitée, vive, digestive.

Et tout cela, dans la tradition des osterie où on vient pour manger, pas pour autre chose, envoyé à rythme soutenu.

Dessert ? Presque jamais, sauf que quand même, il fallait que je goûte au « Bonet » sorte de pudding local avec du chocolat et des amaretti dedans, mortel avec un verre de « barbera chinata » . Ben oui, du vin (la barbera) aromatisé à l’écorce de quinquina. Quoi ces barbares foutent des trucs dans le vin comme les grecs qui résinent le vin blanc ? Et oui, et ça remonte loin, même. Alors, si vous êtes du genre méfiant, vous allez froncer le nez. Et moi je vous dis (si je peux me permettre) laissez-vous faire:  barbera chinata et le chocolat, ça me ferait presque oublier le Mas Amiel dix ans d’âge…

Alors M. Masuelli, merci, vous nous avez bien nourris, vous nous avez accueilli comme on voudrait l’être partout sur la terre, et ça non plus ça n’a pas de prix.

Trattoria Masuelli San Marco

Viale Umbria 80

Milano

Tel 00 39 2 55 18 41 38

masuelli

Photo C. de Pascale

 

07:21 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : restaurants |  Facebook | |

21/09/2009

La Paix, Brasserie - Anderlecht, Bruxelles-Capitale, Belgique

Il est de ces adresses qui flottent au dessus du reste, des vaisseaux de pierre et de métal qui emmènent les mangeurs vers un vrai voyage, hors du temps, de l’espace et de la saison qui les a arrimés à l’endroit où ils se trouvent.

 

La Paix, elle s’appelle comme ça; brasserie centenaire, arrimée au coin d’un boulevard où grouillent les échoppes exotiques, retentissent les klaxons. Une foule colorée se presse sur les trottoirs, slalome entre les caisses de manioc, les odeurs de poisson séché, les bananes plantains. En face, deux taureaux de pierre balisent l’entrée des abattoirs d’Anderlecht. Nous sommes au Caire, à Casa ; à Bruxelles, à Anderlecht, à Londres, il y a des gens, des trams et des vendeurs d’équipement pour restaurants dans toute la rue.

 

La Paix, le rendez-vous originel des bouchers, des chevillards, des restaurateurs. Longtemps ouvert dès le matin, édifice de pierre et de bois, comptoirs usés et lustrés à la fois, La Paix est un endroit où l’on est toujours venu pour manger.

 

Depuis peu, une pancarte annonce « brasserie gastronomique », elle n’est pas nécessaire.

 

La Paix a marié il y a quelques années la fille du patron, et – comme disait ma tante en comptant les bordereaux d’expédition de Champagne de mon oncle son mari, « elle a su se marier ».-

 

Le mari c’est David Martin, physique et accent de joueur de rugby (en France le rugby, c’est dans le Sud-Ouest), enfant de terroir, gourmand brut de goût, corsé comme son jus.

 

Le patron, c’est Roland, dégaine à la Maurice Ronet, chemise presque « nouveau-riche », stress toujours palpable « est-ce que ça sort ? » après des dizaines d’années de service, à l’heure où je vous parle, le service se termine, il s’est assis derrière nous et lit tranquillement « Het Laatste Nieuws » en piochant quelques frites.

 

La Paix est à la fois hors et dans son lieu, au croisement des francophonies, mâtinées de flamand à gauche (« alstublieft » dit systématiquement notre serveur et c’est pas du flamingantisme, c’est bruxellois, point), d’occitan à droite, vraie de partout.

 

David Martin a transformé l’endroit, pour le rendre encore plus vrai qu’il ne l’était, la salle semble toujours aussi polie par le temps, une belle cuisine magnifique sans ostentation la contemple désormais.

 

Les viandes sont toujours à la carte, la béarnaise aussi. Les produits noblissimes du terroir de David sont venus leur tenir compagnie.

 

Il y a des gens, des vrais, du dense. Un président de parti, un comédien, du manager culturel, des « beautiful people » qui en ont. La valeur des commensaux ne se mesure pas à la taille de la Rolex, et mon ami Jean le résume bien, c’est mieux que chic.

 

Les plats de David sont denses, corsés sans être salés, profonds, fondants, mordants, gourmands. Le chef nous relance l’appétit à chaque bouchée, nous emmène dans son navire et nous assomme à coups de crevettes démoniaques, échine d’un porc qui serait presque saignant, œuf poché qui annonce l’automne (c’est lui qui le dit) ; le tout précédé d’une mise en bouche audacieuse, déplacée s’il n’y avait toute cette maîtrise, faite de soupe froide de crabe, parfumée au café.

 

La Paix porte fièrement son étoile rouge depuis plus d’un an; loin des antres prétentieuses à  30 places où il n’est qu’un menu, censé refléter l’humeur de l’artiste. Ici, c’est un navire, il y a une salle des machines. Les frites s’ébattent joyeusement, la béarnaise fond dans la bouche. L’assiette gesticule parfois dans la forme, mais le fond est là, solide et intense, et au gré de votre humeur, vous, le mangeur, vous composez votre repas sur une carte qui donne un vrai choix.

Il y de la mère Brasier, du Fernand Point, dans cette maison.

 

J’attrape une guimauve, je n’ai plus faim , elle fond gentiment tandisque j’expédie le café.

 

Je suis de nouveau dans la rue, le soleil réchauffe doucement un petit vent de septembre, j’ai quitté le navire, dix minutes plus tard je suis dans mon bureau, il est des parenthèses qui valent un petit tour du monde.

 

La Paix

Rue Ropsy-Chaudron, 49

1070 Brussels

Tel : 02 523 09 58

Ouvert :

 

à midi du lundi au vendredi

vendredi soir uniquement

05:41 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : restaurants, chefs |  Facebook | |

31/08/2009

Al pomodoro?

Sur son blog http://blog.paperogiallo.net/, le journaliste italien Stefano Bonilli (une diva en Italie, il a été le fondateur de la célèbre revue gastronomique "Gambero Rosso") évoque cet incontrournable italien, souvent maltraité, même chez les transalpins, les "spaghetti al pomodoro". Non, pas les "spaghetti napolitaine" comme on le dit trop souvent chez nous, les spaghetti al pomodoro, ben oui quoi, appelons les choses par leur nom, c'est tellement mieux.

Bonilli nous dit à juste titre que les spaghetti ...al pomodoro donc, on se répète mais c'est pour les besoins de la cause, avec des tomates fraîches, c'est trois mois par an, en Belgique, c'est un mois; on emploiera le reste du temps des tomates pelées ou de la passata. L'été en conserve c'est en effet bien mieux que ces boules rouges farineuses que l'on appellera tomates juste pour faire plaisir je me demande bien à qui?

Oui, mais comme tous les plats ultra-simples, tout le monde a sa recette, et tant qu'à faire je vous balance ma dernière interprétation de la chose, avec des bucatini, et des tomates cerise, oui, celles de ma terrasse.

Je vous la fais en live:

l'eau salée bout, je verse les bucatini, je les pousse gentiment sans les brusquer, je remue régulièrement. Pendant ce temps, je verse une bonne lampée de ma meilleure huile d'olive dans une poêle, je monte doucement le feu, j'y fais rissoler brièvement une gousse d'ail entière, je la retire. Je verse mes tomates cerise (entières, pourquoi pas), je monte un peu le feu, je sale et je poivre et je fais revenir.

Les pâtes sont encore très fermes, qu'à cela ne tienne, je les égoutte (en réservant la précieuse eau de cuisson), je les transfère dans la poêle, je dépose une louche d'eau de cuisson, je monte le son, pardon le feu, je fais sauter jusqu'à cuisson al dente des pâtes. Si le petit jus qui se forme dans la poêle réduit trop, je rajoute un peu d'eau de cuisson.

Je dresse sur assiette chaude, une lampée d'huile d'olive "crudo" eeeeeeeeeeeeeet fromage ou pas? Ben, avec mes petites tomates cerise, un petit saupoudrage de pecorino romano râpé achèvera de m'emmener au septième ciel...

Voilà, restent 854 variantes, avec des spaghetti, des linguine, des tomates pelées, des cubes de tomates fraîches, de l'oignon, du basilic, de la passata, des tomates "pachino", "datterini", "san marzano",  - non pas de crème, merci - et tutti quanti, comme on dit..

 

 

tomates terrasse

 

 

bucatini 2

18:40 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |

14/08/2009

"Les Bacchanales" - Vence

Les Bacchanales (mais pourquoi diable ce nom ?) c’est à Vence dans les Alpes Maritimes, on est au mois d’août, autant dire que l’on prend des risques, tant au niveau de l’addition que de l’ambiance.

Une maison genre début du siècle précédent, quelque part un peu en dehors du centre de Vence, bourgeoise dehors, art contemporain dans le jardin et dedans,  tout à fait dans le ton de cette côte d’Azur, vivier d’artistes depuis les années 50.

 Bon, c’est parti pour le menu moyen (dans ce genre de crèmerie, c’est petit moyen ou grand et on se laisse faire).

C’est le chef soi-même qui prend la commande, qui explique les plats, et ce garçon, Christophe Dufau, a du charisme, il occupe l’espace tout en restant modeste, rare dans le métier…

 Et ça commence très fort avec des grissinis chaud et moelleux « fragranti » à souhait, que l’on trempouille dans un pesto de persil.

 Puis une crème de haricots coco rouges (des « borlotti », quoi) avec des légumes croquants.

Le homard bleu est très fin,  l’ombrine sauvage (avec des cocos aussi, mais c’est la saison) parfaitement cuite ; le veau de Corse (trois morceaux, dont une effilochée fondante qui déchire sa race – de veau zébré) magnifique, et le grand morceau de bravoure créative, c’est le fromage.

Une quenelle de chèvre cendré, où la cendre est remplacée par un « jus de cendre » (non pas de la suie dans de l’eau). Alors, c’est bon? Ben oui, non seulement c’est très bon, mais en plus, ça va droit dans le mille du propos. Réinventer un truc qui existe (le chèvre cendré) pour faire mieux, différent.

Le dessert très bien aussi (sauf que je cale, décidément bien fait de ne pas prendre le grand menu), une mousse (mais oui, une espuma !) d’abricots, avec des morceaux d’abricots et un croustillant praliné.

Ah oui, le vin, on nous annonce une carte normale, et même une carte anti-conformiste ! Sur la Côte d’Azur, c’est plus de l’audace, c’est de la mise en danger ;-) !

Le rouge, je l’ai déjà oublié (mais c’est moi j’ai un problème avec les vins rouges du sud, ça va s’arranger) ; en revanche le blanc (vin de table, anti-conformiste et « propre ») « Le grand Blanc » de Henri Milan (Provence quand même) ; juste un peu oxydé – j’adore! -, terriblement aromatique, un vrai bonheur.

Un service très décoincé (le serveur est même un peu tatoué, le sommelier s’appelle Walter et pas « Le Sommelier ») ; un joli ballet de plateaux qui vont qui viennent avec un jeu de tréteaux escamotables, et une addition raisonnable, moins cher qu’en ville, infiniment plus raisonnable que plus bas, là sur la Côte.

chèvre cendré

 

Les Bacchanales

247 Avenue de Provence

06140 Vence

0033(0)4 93 24 19 19

 Fermé mardi-mercredi

 

 

08:12 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : restaurants, chefs |  Facebook | |

09/08/2009

Les glaces de Monsieur Fenocchio

A Bruxelles on va chez Zizi, à Paris, c’est Bertillon, à Bologne c'est chez Pino…mais à Nice c’est Fenocchio. Non pas « finocchio », ça c’est autre chose. Je parle de glaces bien entendu, mais le lecteur intelligent avait déjà compris. Alors ce Fenocchio? En plein centre historique (Le Vieux Nice), face à la cathédrale Sainte Réparate, harcelé de concurrents aux allitérations provocantes (Pinocchio, faut vraiment pas avoir envie de chercher loin) Fenocchio déroule un comptoir avec pas moins de cent (enfin, j’ai pas compté) parfums. Une foule continue, un personnel affable et speedé à la fois, les deux boules à 3 euros cinquante, un reportage l’année dernière sur M6 qui expliquait que M. Fenocchio emploie des vrais fruits tandis que le concurrent honni Pinocchio emploie du déshydraté, une success story, qui n’en finit pas de durer. Oui mais bon, est-ce que c’est bon? A l’occasion d’une descente sur les lieux avec mes expertes goûteuses préférées, on a tapé plutôt dans la glace pure et dure que dans les sorbets. Dans nos glaces à deux boules (mais on peut se commander un cornet à quinze boules) figuraient entre autres : caramel au beurre salé, nougat, noisettes, marron glacé.

Oui mais donc, est-ce que c’est bon? Précisons d’emblée que je ne suis loin d’être un spécialiste en la matière, la glace j’en mange pas souvent et tant qu’à faire j’essaie de ne manger que de la bonne. Bon, quand même, la base glacée est bonne. Bien texturée (j’aime bien employer le mot « texturé » pour faire genre) température parfaite, fondante, moelleuse, crémeuse, mais pas trop en fait. Aucune trace de goûts ou de consistances parasites, au premier jugé, rien que de la glace. Et les parfums dites-moi? Léger, my friend, on cherche longtemps le salé et le caramel du beurre salé, mais de fait, au bout d’un certain temps ça s’en vient doucement (mais on peut interpréter cela comme une forme d’élégance et de délicatesse). Pareil pour le nougat, qui se cache un peu derrière la glace. Un peu plus de relief dans la noisette, et une vrai densité dans le « marron glacé » qui évoque parfaitement le …marron glacé, sans trahir la glace. Au final? On y retourne, on a oublié de goûter « stracciatella » et « amarena », glaces « en sauce » emblématiques s’il en est, d’une tradition de glaces « à l’italienne » dont Fenocchio le niçois se réclame à juste titre. 

fenocchio1

 

Fenocchio

2 Place Rossetti

06630 Nice, France

ouvert tous les jours de 9h00 à minuit

18:11 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : adresses |  Facebook | |

25/07/2009

Quand la pâte lève, ça fait toujours un peu miracle....

 

Pétrissage et poussée ont été les mots clé de l'après-midi. Bon, j'ai pas fait grand chose, à part quelques règles de trois, quelques pesées, et quand même un peu de cuisson au four.

Brrrrrrrrrrref j'ai employé une machine à pain (une MAP en langage de ceusses qui la pratiquent), mais j'ai vite eu envie de voir grandir mes pains au four et donc, je l'ai aussi employée uniquement dans sa fonction de pétrisseuse (pétrin?).

Au final? De la focaccia pas mal du tout (avec de l'huile dans la pâte et dessus la focaccia); une pizza particulièrement bonne si comme moi on dispose du four de compétition GFERRARI (ça ne s'invente pas) "Napoli Express"; rien à voir avec la cuisson au four ménager. Dans ce petit four la température atteint des sommets qui provoquent cette cuisson en quelques instants qui donne à la pizza.... le goût de pizza, je me comprends...

Des petits pains au pavot que j'ai harakirisés pour mieux les farcir de "cacciatore" et une brioche qui n'a pas voulu être sur la photo parce qu'elle faisait sa précieuse...

 

schiaccia

 

 

pizza

 

 

panino

22:05 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |

22/07/2009

classiques belgo-italiens?

Après trois semaines d'Italie intensive, il nous fallait terminer tout cela autour d'un clin d'oeil, les "classiques" italo-belgifiés qui sont aussi italiens au niveau culinaire que les frites au vinaigre avec un poisson pané peuvent être belges.

J'ai nommé, notre bon vieux bolo des familles, les "scampi fritti" ou encore, l'nusable "fondu au parmesan", purement cisalpin.

Alors, ce bon vieux fondu, s'il est bien peu connu des italiens d'Italie, il peut être une petite chose merveilleuse, il suffit d'y mettre beaucoup de parmesan, du bon, du vrai, du Reggiano 24 mois...

Ci après, la recette et encore un peu plus bas, la photo, en compagnie de scampi fritti avec des vraies queues de langoustines, parce que vous le saviez bien entendu scampi ça veut pas dire crevette, mais langoustine, si c'est crevette, c'est "gambero" (wéé, un peu comme gambas....)

Fondus au vrai goût de parmesan

Pour 4

70 g de beurre
70 g de farine
50 cl de lait
3 oeufs
250 g de parmesan
1 bouquet de persil frisé
1 citron
poivre noir du moulin
sel de cuisine
noix de muscade

Tout d'abord, réaliser une béchamel :
Faire fondre le beurre dans une casserole à feu doux. Lorsque le beurre est fondu, ajouter la farine, mélanger à l'aide d'une cuillère en bois et attendre que se produise une légère ébullition. Ajouter ensuite le lait froid, par petites quantités.

Clarifier les oeufs (séparer le blanc du jaune) et ne garder que le jaune.
Hors du feu, ajouter les jaunes d'oeuf et bien mélanger. Râper le parmesan et l'ajouter au mélange. Assaisonner et ajouter la noix de muscade.

Laisser refroidir la préparation au réfrigérateur.

Former des cylindres avec la pâte (ou découper des rectangles) et les passer successivement dans de la farine, l'oeuf battu assaisonné et la chapelure.

Frire les fondus et les branches de persil dans de l'huile végétale à 180° et les laisser égoutter sur du papier absorbant.

Servir les fondus avec le persil frit et des quartiers de citron

mélange fondu

 

scampi2

 

16:48 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ca s est passe chez mmmmh |  Facebook | |

Elles vont bien merci!

Pour ceux (très nombreux je n'en doute pas ;-) qui se demandaient comment vont mes tomates de balcon (voir mon post du 29 mai), elles vont plutôt bien. Mes débuts de jardineur urbain sont toujours aussi approximatifs (en général autant de terre à côté que dedans), mes questions nombreuses, le petit livre "un potager bio sur mon balcon" Un potager bio sur mon balconbien utile, et j'arrose religieusement.

Dernière tentative en date, rempotage de piments de toute sorte (j'ai oublié de noter les noms en rempotant et un habanero se cache dans le tas)....

 

 

 

tomates du matin

 

09:02 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

18/07/2009

Passata live

 

Voilà on l'avait dit on l'a fait, la passata en live avec tout un chacun qui passait par là - et même qui est venu de loin pour le faire - on l'a fait, pas plus tard que tout à l'heure et ça continue demain.

 

casserolle

 

action1

 

bocal3

 

bocal2

 

 

bocal

16:40 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ca s est passe chez mmmmh |  Facebook | |

17/07/2009

Napoli!

Bon, ce week-end, je me renapolitanise. Samedi et dimanche on va jouer avec de la passata (lire: de 10 à 17:00, chez Mmmmh! Sergio animera un atelier passata en entrée libre - on ne paie que son bocal et les tomates à mettre dedans), puis demain soir (samedi 18 juillet) je me lance dans un cours de cuisine napolitaine "roots" et en même temps un tout petit poil réinterprété.

Passatalight

Au programe du cours, les intemporels "Vermicelli alla carrettiera" au sujet dont auquel j'avais écrit pour le site www.histoiresdepates.net "

"...des "vermicelli alla carrettiera" recettes des rues s'il en est. Ces gros spaghetti ont pour uniques assaisonnements de l'huile d'olive, des oignons, de l'origan, du persil, de la chapelure...et de l'eau de cuisson bien amidonnée. Tout, tout est dans ce mélange d'eau de cuisson et des autres assaisonnements, il faut bien que les plats les plus simples aient leurs petites alchimies qui les rendent si uniques.” et je persiste et je signe trois ans plus tard...

Ensuite, comme secondo, je reprends la "fettina alla pizzaiola" pour en faire une tagliata, compotée de tomates, huile ultra vierge, pignons, raisins secs, écrasée de pomme de terres...

Et pour terminer de gentillettes pêches pochées au sabayon avec du Liquore Strega dedans...

Voilà, puis mardi 21 juillet, un cours de cuisine clin d'oeil, italo-belge et à partir de mercredi, retour aux émissions normales, on va même refaire de la cuisine thaïe, Touta va pouvoir sortir de sa tanière...

13:59 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ca s est passe chez mmmmh |  Facebook | |

06/07/2009

Vendredi 10 juillet - The "live cooking" avec les chefs italiens de Bruxelles, chez Mmmmh!

mosaique des chefsBon, ça y est,  c'est vendredi, Gioconda, Ruggero, Joe,  Alessio viennent cuisiner cez Mmmmh!. Ca commence à 19h30, huit recettes en dégustation, on s'inscrit sur www.mmmmh.be et on peut goûter à tout.

Pour les recettes, les restaurateurs jouent la surprise, mais j'ai entendu parler de "bigoli", fleurs de courgettes, parmigiana di melanzane, et autres merveilles...

Et avant, de 18 à 20:00, toujours, l'aperitivo all'italiana

Bon, allez, tatatsoin, petit concours: deux places offertes (la totale, on ne chicane pas, aperitivo all'italiana+  live cooking) à celui qui me répond le premier aux deux questions suivantes (il fallait venir aux cours de Laura Zavan de ce week end):

Que signifie exactement le terme "mantecare"?

Quelle différence fondamentale entre les "risotti" de Lombardie et de Vénétie?

Vous me répondez dans les commentaires ou via la fonction courrier (colonne de gauche).

Live cooking italian chefs, Mmmmh! 92 chaussée de Charleroi, vendredi 10 juillet, 19h30, tel 02 534 23 40. 

 

10:42 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : chefs, ca s est passe chez mmmmh |  Facebook | |

30/06/2009

Chef d'Agostino chez Mmmmh!

Depuis le temps que j'en cause, il est venu, il a cuisiné, il nous a fait cuisiner et il est rentré chez lui, dans ce Salento magique aux parfums méditerranéens.

Michele nous a conquis avec sa science, et sa gentillesse, et sa modestie, parce que s'il est vrai qu'en cuisine, on peut dire "qu'il touche", il n'en reste pas moins un gars qui sait rester simple tout en étant plus que passionné.

Voilà quelques photos des plats qui se sont succédés pendant trois jours, et le plus beau moment, c'est le compliment (comme on disait dans une certaine pub pour des matières grasses végétales que je n'emploie jamais), et Michele d'Agostino les a collectionnés, les compliments, et les applaudissements.

Bien, qu'on se le dise, pour ceux qui ont raté ça, il reste quelques photos, pour ceux qui étaient là, des souvenirs de partage et de saveurs, et pour tous, l'assurance que l'on remettra ça l'année prochaine.

 

chef

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

chef Michele d'Agostino

carpaccio vitello

carpaccio de veau, bar mariné, sauce au thon, émulsion de menthe

 

romaine

 

tortino di polipo 2

Petite salade de poulpe, pommes de terre, balsamique et roquette

 

gazzetto vongole

"guazzetto" de pommes de terre céleri et "vongole"

17:20 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chefs, ca s est passe chez mmmmh |  Facebook | |

26/06/2009

Estate Italiana, c'est parti! Spritzzzzzzzzzzz!

Allez, premières images du premier "aperitivo", et c'est parti pour continuer tous les jeudi, vendredi et samedi soir jusqu'au 18 juillet.

 

aperitivo7

 

 

aperitivo5

12:15 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

23/06/2009

Estate italiana in dirittura d'arrivo

 

Bon, on y est ou presque, l'Estate italiana va m'occuper pendant presque un mois.

(non pas que je sois vraiment au repos le reste du temps...)

Ce week-end, les cours avec le Chef d'Agostino (voir post précédent) et à partir de vendredi (et ce sera pareil du jeudi au samedi toutes les semaines jusqu'au 21 juillet), chaque soir, de 18 à 20h00, aperitivo all'italiana.

Spritz, campari, Prosecco, et plein de petites choses à manger préparées par Sergio Moschini.

Puis le week-end du 4 et 5 juillet c'est Laura Zavan qui viendra chez Mmmmh! dédicacer ses livres et donner des petits cours "risotto" comme à Milan...Mais de ça je vous en recause dans les prochains jours.

 Affiche-estate-blog

 

17:12 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

15/06/2009

Un grand chef italien chez Mmmmh!

Michele D'Agostino

Le week end du 27 et 28 juin, c’est une pointure de la cuisine italienne qui donne cours chez Mmmmh !.

Michele d’Agostino est considéré comme une sommité. Né en 1956, il possède une expérience de 40 ans dans l’univers de la gastronomie qu’il a abordé dès 13 ans. Depuis, il a collectionné distinctions, titres honorifiques et consultances tant nationales qu’internationales. Une des originalités de son parcours tient au fait qu’il est originaire d’un coin d’Italie peu connue sous nos latitudes, le Salento.

Géographiquement, il s’agit d’un bout du talon de la botte, un lambeau de terre coincé entre la mer Adriatique et la mer Ionienne. Ce terroir concentre pas mal du génie italien qui consiste à faire des merveilles tout en restant simple. Les légumineuses – miam pour les fagioli - règnent en maître dans cette région où les pâtes sont fraîches mais ne contiennent pas d’œufs – les fameuses orecchiette.

Chef Michele réussit cette performance d'être à la fois un défenseur de son terroir et de ses traditions, et un créatif qui nous offre des recettes personelles, typiques d'une grande gastronomie du Sud de l'Italie. Et tout ça pendant seulement 48 heures, j'en suis déjà tout frétillant de joie à l'idée de présenter le chef d'Agostino au public bruxellois.

Demandez le programme (ci dessous les horaires et les recettes que VOUS ferez avec le chef), inscriptions sur www.mmmmh.be

Cours du samedi 27/6 14h30:

Antipasto :
Flan de lotte sur tour de tomates, parfum d'origan et foin croustillant de poireau
Primo piatto :
Paccheri à la ricotta, crustacés et aubergines, sauce tomates-poivrons
Secondo piatto :
Filet de lapin, poires et pecorino, petite salade, huile aux noisettes grillées et romarin

Cours du samedi 27/6 19h30 :

Antipasto :
Carpaccio de veau juste cuit, escalope de bar, laitue caramélisée sauce au thon et aux herbes
Primo piatto :
Coupole de riz carnaroli au poulpe, épices et émulsion de menthe
Secondo piatto :
Bar en habit d'asperges sauvages, bouillon de mer, bruschetta croustillante

Cours du dimanche 28/6 11h00 :

Antipasto :
Tour de poulpe, écrasée de pommes de terre, côtes de céleri et émulsion de balsamique
Primo piatto :
Perles de semoule de blé dur en velouté de crevettes
Secondo piatto :
Millefeuille de lotte et tomate, légumes croquants

Cours du dimanche 28/6 15h00 :

Antipasto :
Bouchées de thon rouge, panure aux agrumes, terrine de pommes de terre et tomates séchées, sauce au miel d'acacia
Primo piatto :
Soupe claire de céleri aux « vongole veraci »
Secondo piatto :
Filet d'agneau aux herbes sauvages, « cime di rapa »

(photo ICE, texte en collaboration avec Michel Verlinden)

09:37 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |

06/06/2009

Estate Italiana chez Mmmmh!

Ca se passe chez Mmmmh!, du 25 juin au 21 juillet: tout, tout, tout mais tout tourne autour de l'Italie!

Plein de choses, voir www.mmmmh.be, et je vous en causerai beaucoup dans les prochains jours!

Je commence pas dans l'ordre, mais bon, je suis très réjoui donc je m'épanche, avec la soirée du 10 juillet, où nous invitons les restaurateurs italiens qui sont nos amis parce qu'ils sont ceux qui font du bon, du juste, et qui cuisinent à l'endroit! Tous ont en commun la passion de la cuisine régionale simple et authentique, amoureux qu'ils sont des régions qui les ont vu naître.

Et c'est qui qui vient?

Gioconda et Rosalba Astore (Convivio), Alessio Castriota (Scirocco), Alfonso et Joe Giammarcaro (Mano à Mano) et Ruggero Zanon (La Caneva).

Et ils font quoi?

Le vendredi 10 juillet, ils nous font la cuisine en Live, dans les murs de Mmmmh! au 92 chaussée de Charleroi à Bruxelles. Samedi 11 et dimanche 12, ils donnent des cours de cuisine (ou de vin avec Rosalba du "Convivio"). Inscriptions sur www.mmmmh.be, page agenda, un très grand moment de plaisir, d'authenticité, et de salivation en perspective. Bientôt je vous cause de qu'est ce qu'on mangera et fera.

Ah oui, un peu d'auto-promo tant que j'y suis: le samedi 11, soir, je fais revivre pour un soir - dans la cuisine de Mmmmh! - mon resto PERBACCO que j'ai animé de 1996 à 2004 (oui je sais je ne fais pas mon âge). Il reste quekques places

 

rosalba et gioconda

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Rosalba et Gioconda Astore du "Convivio" à Ixelles.

alessio

Alessio Castriota du Scirocco (Ixelles)

Joe et Alfonso

Alfonso et Joe Giammarcaro du "Mano à Mano", Ixelles

ruggero

Ruggero Zanon, La Caneva, Bruxelles-centre

Convivio

Gioconda et Rosalba Astore

Rue de l'Aqueduc 76 1050 Ixelles
Bruxelles

Tel : 0032 (0)25393299

 

Mano à Mano

Joe et Alfonso Giammarcaro

Tél. : 02.502.08.01
Rue Saint-Boniface 8
1050 BRUXELLES ( IXELLES)

 

La Caneva

Ruggero Zanon

Tél. : 02.512.34.47
rue des Grands Carmes 9
1000 BRUXELLES ( VILLE )

 

 

 Scirocco

Alessio Castriota

Tél. : + fax 02/640.32.42
Chaussée de Vleurgat 50
1050 BRUXELLES ( IXELLES )

 

 

09:06 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |

01/06/2009

Jean-Pierre Coffe est chez Mmmmh!

photo "Républicain Lorrain"

Ca se passe jeudi à 19h30 et c'est tout à fait unique, Jean-Pierre Coffe est chez nous pour un cours de cuisine avec Sergio Moschini en punching ball volontaire.

On a tout dit sur Coffe, et on raille parfois ses emportements qui n'ont jamais été autant d'actualité. Au delà du style tonitruant, Coffe possède une compétence encyclopédique du monde de la bouffe, des produits, de la cuisine, de ce qui se mange et se boit.

Alors, pas de bousculade, le cours de cuisine est complet, mais ça se passe dans la "Cuisine" chez Mmmmh!, au rez-de-chaussée, ce qui veut dire - pour ceux qui connaissent, et pour les autres c'est l'occase de découvrir - que l'on peut assister à l'oeil aux débats depuis la galerie du premier étage. Après le cours, Jean-Pierre dédicacera son dernier bouquin, "Le plaisir à petit prix", paru chez Plon.

 Chez Mmmmh! 92 chaussée de charleroi 1060 Bruxelles

 

08:09 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |

30/05/2009

Sawasdee khrâp

Piments, galanga, feuilles de kaffir, curry vert, rouge, cacahuètes, lait de coco, ça fume, ça frémit, ça parfume, et je me roule littéralement dans les parfums de cette incroyable cuisine qu'est la cuisine thaïe, grâce à la complicité de nos amis de Blue Elephant, venus animer, invités par Touta Bottawong de chez Mmmmh!, tout un week-end consacré à la cuisine du pays du sourire.

Et parce que la bonne cuisine ne fait jamais l'impasse sur les rencontres, Blue Elephant nous a envoyé un de ses plus grands chefs, "Pi Chang" Mulijan (littéralement grand frère éléphant, ça tombe bien); chef de grande envergure, didacticien hors pair et personnage attachant.

Quelques photos, - y'en aura d'autres, c'est pas fini - en attendant, j'ai mangé mon meilleur curry vert de depuis que je mange du curry vert...

chefs live cooking thai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

chef Chang et chef Touta

 

ka tang

galettes de riz soufflé

action 2

 live cooking

boeufbasilic

boeuf sauté au basilic thaï

 kimao

préparation de la pâte kimao


 

17:58 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

29/05/2009

Début de micro-jardin urbain

Je m'en suis mis jusqu'au fond des poches (du terreau), j'ai ruiné le sol de la cuisine, creusé, dépoté, rempoté, ça y est je me suis lancé, j'ai même obenu une concession d'un demi mètre carré, et j'ai mon petit début de plantes potagères sur ma terrasse.

Un micro pas de fourmi vers une nouvelle forme de plaisir liée à mes passions pour la bouffe, les herbes de mon jardin, du haut de mon 6° étage...

 

 

jardinterrasse2

 

 

 

 

 

 

jardinterrrasse3

13:00 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |

01/05/2009

Actualités culinaires de maintenant

Quelques trucs à se mettre sous la dent:

d'abord un peu d'auto-promo: demain dans Bientôt à Table, avec Sophie Moens sur la Première 96.1, on va causer asperges, avec notamment Véronique de Meyer, ça risque d'être coloré au niveau du verbe.

Ce wékennt, ne ratez pas la foire de jardins "les Jardins d'Aywiers" à Lasne-Dis (on dit "évier" pour dire Aywiers, pas "éouirse"), il y aura le brillant Claude Pohlig, ses herbes, ses fleurs et ses légumes oubliés, dans les assiettes.

Enfin, allez voir - et faites vous VOTRE opinion le film "nos enfants nous accuseront", projeté dans seulement 6 salles en Belgique (on trouve les salles sur www.cinebel.be). Ca cause des pesticides et de leurs dégâts, -pas seulement en termes catastrophistes, loin de là - mais aussi en termes de bonne bouffe à manger.

Bon, le film (un docu, donc) n'est pas vraiment une comédie, un peu longuet, même, mais on apprend beaucoup de choses, que l'on a juste envie après d'approfondir et de vérifier, parce que ça fout quand même un peu les boules.

Ceux qui comme moi suivent un peu de près beaucoup de ce que racontent nombre de journalistes culinaro-gastronoeudmiques s'amuseront de voir, en fil rouge du film, l'inusable Périco Légasse, ci-devant chroniqueur (même rédac chef) à Marianne, connu pour sa passion (que l'on partage avec lui) pour les produits AOC, se délecter de vin non soufré.

Amusant quand on sait qu'il lui est arrivé de tirer à boulets rouges, avec des titres d'articles parfois mal choisis, sur ce genre de produits qu'il caractérisait parfois de néo-piquettes. Probablement qu'il fustigeait les mauvais ou qu'il a changé d'avis. Enfin on lui laissera que fustiger le mauvais c'est toujours faire oeuvre utile, car mauvais et propre, ça existe aussi.

 

 

15:51 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

Caciocavallo DOP!

 

Dans la vie d'un amateur de produits de qualité, d'exception, d'appellation, du terroir, de prestige, de plaisir et j'en passe il y a comme ça de petits moments de bonheur imprévu qui frappent à la porte de vos sensations. Hier soir, j'étais sûr de passer une très bonne soirée après mes singeries habituelles à la tévé (voir le lien dans la colonne de droite pour ceux qui voudraient la recette très classiques des "spaghetti alle vongole") - et d'ailleurs la soirée commençait bien avec une bouteille d'excellent pétillant naturel  "So Bubbly" sans SO2 ajouté très très bon et qui donne pas mal à la tête mais je vous en causerai une autre fois- , et donc, après un délicieux dîner chez des amis qui savent ce que donner du bonheur gustatif (donc du bonheur tout court) veut dire, surgit un magnifique Caciocavallo du Molise.

Cacioquoi? Le caciocavallo est un fromage d'appellation, à pâte filée (comme la mozza), mais plus affiné, dont la saveur peut aller de très très doux à très piquant. On l'appelle comme ça parce que on lui met une corde autour du bout (voir photo) et on peut le suspendre "à cheval" si tant est qu'il ya ait un fromage à chqauque extrémité de la corde.

Il nous est arrivé, magnifique, rond, odorant, dodu, ventru, à température ambiante et j'ai eu l'insigne privilège de le déflorer pour en tirer de fines tranches qui se sont révélées juste piquantes fondantes et parfumées, chassées par quelques gorgées de vermentino qui l'accompagnaient.

Merci  à Ana Aguado  pour cette surprise et à Stefano Mazzocchi pour les photos.

caciocavallo1

 

 

 

caciocavallo2

15:32 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

22/04/2009

"Mes envies de cuisine - Sushis et Cie"

 

Ca y est il sent bon l'encre fraîche, il vient de sortir de presse, il fume, il brille, il est cartonné et plein de magnifiques photos de Marie-Pierre Morel, le livre "Sushis et Cie", de mon camarade Touta Bootawong et de votre serviteur est sorti chez Marabout et on est bien contents.

Tout d'abord parce que ça fait un bout qu'on y travaillait d'arrache pied, et puis parce qu'on est un tout petit peu fiers quand même que notre bien aimé éditeur nous ait donné la chance de pondre cette petite chose.

Des sushis de toutes formes, et aussi, des techniques pour ne pas se prendre les pieds dans le tapis (à sushi, oui je sais, c'est facile), des recettes classiques japonaises (tempura, dashi, et plein d'autres) et des menus expliqués de A à Z, avec les conseils pour les courses, le retroplanning, pour un timing parfait de vos dîners,  et des explications pas à pas...

Et même un petit dico français-japonais pour parler comme un pro...

sushis et cie

 

sushis et abracadabra

19:31 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |

14/04/2009

Cuisine Lombarde

Oui, la Lombardie c'est aussi une grande région culinaire d'Italie, moins connue, mais avec des incontournables - certes plus hivernaux que de plein été - comme l'osso-buco alla gremolata et le risotto alla milanese.

Hier soir, petit cours de cuisine Lombarde chez Mmmmh! avec gnocchi de potiron à la sauge, roulades de chou sur petit lit de polenta, et amaretti (macarons à l'italienne; et puis d'abord au départ les macarons, c'est italien, mais l'histoire du macaron ce sera pour une autre fois, ou peut-être bien que ça se trouve quelque part dans mes archives)

égoutter

 

chou farci polenta

11:42 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

31/03/2009

Toutatatin

Quand Touta (non il n'est pas que le roi du wok et le king du sushi) s'adonne à la tatin ça donne quelques résultats fumants et bien goûtus.

Et en plus, le veinard n'a que des filles qui suivent son cours; chef pour dames qu'on vous dit...

Et comme je passais par là avec mon appareil sous le bras, j'ai pas pu résister à l'envie d'immortaliser les tartes à l'envers de Touta l'entarté. (ne cherchez pas de conterpèterie, pour une fois il n'y en a pas)

Bon, ça se passait chez Mmmmh!, samedi 28 mars dernier

 

poires

les poires qui caramélisent....
 

démoulage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

sans les mains ou presque

tatinfour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et trois tatins qui marchent à l'envers avant de retrouver l'endroit

toutatagroupies

 

 

18:58 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

16/03/2009

Bruxelles environnement - ateliers d'Alimentation Durable, 15 mars 09

plan large

 

Ce dimanche, l'IBGE - Bruxelles environnement invitait les bruxellois à découvrir des ateliers de cuisine durable.

Le maître mot de la journée: des produits locaux, de saison, propres, et surtout, bons!

Plus de 500 personnes (selon la police ET les organisateurs ;-)))) pas de guerre des chiffres ;-) se sont succédées aux différents ateliers, et la bonne humeur et le plaisir émanaient des participants, des chefs et des assiettes...

 

 

 

jean

Jean Poels, chef chez Mmmmh! 

 

 

 

 

 

découpes

 Découpes, découpes...

Alimentation durable, c'est entre autres transformer soi-même les produits frais....

20:24 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |