05/12/2015

Beijingya, restaurant 5 étoiles à Tripes Advisor.

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Beijingya, prononcez le comme vous voulez, moi je ne sais pas comment. Bon, quand on cause cuisine chinoise, les gens disent toujours que c’est pas bon, qu’il préfèrent la cuisine thaïe ou les sushis et hop, on balaye d’un revers de la main une des grandes cuisine du mon dentier.
Bon, c’est vrai que les restos chinois ne sont souvent pas bons, mais c’est pas la peine de faire le procès de la cuisine chinoise pour autant.
Alors, Beijingya, c’est comment? Ben, je pense bien que pour une fois c’est différent. Même si je n’emploierai pas le mot authentique, d’abord parce que Jambon Aoste  emploie ce mot là sur ses paquets de jambon faits avec plusieurs porcs pour une cuisse et ensuite parce ce que qui je suis pour juger, hein, de l’authenticité d’un chinois, de sa cuisine et de sa culture?
Il y a un truc qui me fait marrer aussi, c’est les commentaires des yelpeurs qui comme souvent se mettent le doigt dans l’œil en croyant faire œuvre critique au service de leur communauté communautarisante et qui tous ou presque parlent du canard laqué de la maison. Ok, il n’est pas mal, mais il ne casse pas trois pattes à un canard et de toutes façons, yelpotripadvoristes, faut se lâcher un peu, il y a certes le canard, mais aussi de la bouffe pour adultes, et ça se fait rare, donc allez-y, osez prendre à la carte les trucs tordus.
De fait, malgré un canard faiblard, pour le reste je me suis régalé. Régalé de feuillet de bœuf (un des estomacs du ruminant) d’œufs de cent ans au tofu soyeux, de tripes frites, de tripes sautées, de pattes de poulet, de de dim sum.
Et il faut bien racler le fond des plats de service car les accompagnements, salés, piquants, vinaigrés sont ébouriffants, on a envie de lécher l’assiette.
Le service est accorte et aimable, la lumière, très intense – pour peu on croirait une séance de luminothérapie – et le cadre est celui d’un restaurant avec des chaises. Le chef est taciturne, il débite des carcasses de canard en tachant sa veste, on est pas là pour le feng shui, on est la pour bouffer, et ça marche.
Comptez 40 euroballes le couvert, même avec du vin;  il y a le parking 58 à deux pas pour ceux qui angoissent à l’idée de se garer près d’un piétonnier (toutes les angoisses sont bonnes pour s’en prendre à ce pauvre piétonnier).
Bref, le temps de retrouver des convives qui n’ont pas peur de constater que dans un animal il n’y a pas que le filet pur et les suprêmes, et j’y retourne.

Rue Melsens 6
1000 Bruxelles



18:15 Écrit par Carlo dans Restaurants | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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