26/04/2015

Racines – Restaurant italien engagé – Ixelles

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Tiens un nouveau restaurant italien? J’avais croisé trois types (dont Francesco Cury et Ugo Federico, chevilles ouvrières du projet) il y a quelques mois au marché Flagey et ils tenaient une échoppe où l’on trouvait à la fois des fromages , des « pizze fritte » et des légumes bio en traction animale.

Et  donc, tiens, ils ont ouvert une nouvelle enseigne italienne post-post moderne, pour laquelle, Dieu merci, aucun critique gastronomique d’aucune sorte (ni pro ni yelpeur, ni blogueur) ne pourra sortir l’indispensable phrase « on trouve ici quelques classiques transalpins de bonne facture ».

Foin de classiques transalpins ici, disons le tout de go, mors (et Sodome) ici à pleines dents dans une cuisine résolument moderne, slowfoodienne, voire engagée.

La maison, ouverte depuis quelques semaines à un jet très court d’huile d’olive de la place Flagey repose sur quelques piliers, quelques partis pris, bien solides.

L’utilisation de produits italiens vraiment rares et bons – notamment parmi les fromages, un pecorino di fossa remarquable-  et pour le produits frais, le recours à des produits locaux (locaux d’ici, donc) le plus souvent possible.

Pas de bidoche, que du poisson durable, pas de poisson d’élevage, on est ici, pour reprendre le vocabulaire utilisé généralement par plus branché que moi, dans une « néo-cantine qui a su intégrer les codes actuels du bien manger respectueux de l’environnement et ainsi toucher une clientèle à la fois jeune et moins jeune en recherche d’une gastronomie à la fois responsable et goûteuse ».

Bien, et ça donne quoi, cette enseigne où ahimè, je ne pourrai jamais manger le ragù ?

Ben, c’est bon, très bon, propre et juste, selon l’expression consacrée! Le pain et la focaccia que l’on vous apporte illico sont exceptionnels, surtout la focaccia, et les plats sont simples, certains frisent même presque la désinvolture, à les voir arriver, mais tout est efficace et bien envoyé.

Désinvolture? A peine, mais par exemple, la papillote de shi-také, sur laquelle, une fois ouverte, on verse des haricots cannellini parfaitement cuits-assaisonnés, c’est vrai qu’à 16 euros ça douille, mais c’est juste très bon.

Mes « crespelle » de farine de pois chiches, farcies de ricotta et champis, voilà un primo qui ringardise en un instant les neo-cantines de la vague d’avant, celles qui carburent à la burrata-linguine.

Donc, du neuf, à la fois centré-produit et centré-cuisine, avec bien entendu des quilles bio, et aussi, des vrais desserts d’Italie, comme un « budino al cioccolato amaro » d’une intensité très intense, je l’ai encore sur les papilles deux jours après.

Bref, c’est nouveau, c’est juste, c’est de la cuisine italienne trois point zero, ça marche, les clients affluent et on se réjouit.

Il y a même un coin épicerie, je leur ai acheté des tagliatelle aux œufs très très bonnes et, sorry les gars, je me suis fait un putain de ragù pour les manger!

Racines

Chaussée d'Ixelles 353

1050 Ixelles

16:26 Écrit par Carlo dans Restaurants | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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