12/04/2015

Trois questions à Alain Bianchin, chef du restaurant « Alain Bianchin » - Overijse (waar vlamingen thuis zijn) mais bon c’est à 50 m d’Auderghem waar FDF thuis zijn, mais ça n’a rien à voir avec le propos, je suis bien d’accord.

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Alain Bianchin, que l’on a connu des années comme second de Pascal Devalkeneer, au Chalet de la Forêt, puis comme chef à la Villa Lorraine où il a su raccrocher une étoile Michelin au fronton de la vénérable institution pour parler comme un professionnel de la profession, est depuis huit semaines aux commandes de son restaurant à lui, et, ma foi (de chapon dodu) – j’aurai l’occasion d’en reparler – le moins que l’on puisse dire c’est que ce garçon, détendu, aminci, rajeuni, a trouvé rapidement ses marques. Ca envoie, tant au niveau du rythme du service que de la stimulation des organes sensoriels, un menu unique (le chef a choisi cette voie, devenue presque un exercice obligatoire dans les maisons de petite taille avec de l’ambition) bien balancé.

L’occasion de lui poser nos trois questions habituelles.

Alain, quelle est la cuisine qui te plaît, que tu aimes manger, que ce soit toi qui la fasse ou un autre ?

AB. J’ai des goûts simples. Une fois par semaine, le dimanche, il y a un plat que je dois manger, c’est les capellini à la bolognaise de ma femme Manuela. Le haché porc et veau doit provenir toujours du même boucher, sinon le goût est chamboulé, Manuela me prépare la sauce sans légumes, avec la viande bien rissolée.

Nous sommes tous les deux originaires du Nord-Est de l’Italie, mais nous adorons cette recette, mi-italienne, mi-belge !

Sinon, dans le temps, je me régalais de la gourmandise du restaurant l’Echalote, Côte de porc en plat, et comme dessert, une dame blanche au chocolat amer et crème sûre.

J’aime aussi aller aux Enfants du Pirée, mais seulement si c’est Vas qui cuisine pour moi.

Je reconnais que dans les restaurants dits « gastronomiques » j’ai du mal à me concentrer, je suis trop dans le « travail » et je ne profite pas vraiment du moment.

Ah si, quand même, un jour, chez Pascal Barbot, j’ai fait mieux que profiter, ça a été le plus beau repas de ma vie !

Quelle évolution vois-tu pour la gastronomie, dans ta région, et dans ton pays ?

Pour moi il y a deux typologies de « gastros » et cette tendance se renforce. Les « grandes » maisons avec le cadre et le service « qui vont avec » et qui proposent  des menus et une carte, et des maisons plus petites où pour atteindre l’excellence à prix raisonnable le chef propose un menu unique et éventuellement quelques suggestions.

En ce qui me concerne, j’ai fait résolument le choix du menu unique lié à l’arrivage – avec une carte fixe je risquerais de m’endormir – mais il faut expliquer, convaincre, ce n’est pas toujours –encore aujourd’hui – un message qui passe auprès de tous les clients.

De quel produit, de quel ingrédient ne te lasses-tu jamais ?

Bon, je vais te surprendre, mais au niveau du produit, c’est l’avocat, et en ce qui concerne la préparation, mon plat « fétiche » c’est le hoummous. D’ailleurs ce midi, j’ai proposé en suggestion un cabillaud su un lit de pois chiches.

Restaurant Alain Bianchin

Chaussée de Bruxelles 663

3090 Jezus-Eik.

09:53 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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