17/02/2015

(Petit) Couac O’ Sheas – Jack O’Sheas – Restaurant (à viande) Bruxelles Centre

jack.JPG

Allez, la bonne viande est au moins autant à la mode que le quinoa, le végétarisme et l’anti-glutenisme, profitons-en, oyez, oyez, il faut manger moins de viande mais de la bonne, justement, au tarif pratiqué la plupart du temps par ces néo-enseignes bidochophiles (avouez que ça excite plus les sens que néo-cantine-néo-bio où l’on célèbre le cru et l’hypocuisson) on en mangera peu et pas souvent.

Donc, voilà, après des années d’activités bouchère dans le quartier européen, Jack-aux-longs-cheveux-dorés-de-roux ouvre une boucherie et dans la foulée un restoviandard dans la rue Saint-Catherine, un quartier où désormais si t’aimes manger et tu continues à faire ton snob uccloixellois du haut de la ville tu passes à côté de quelque chose. Oui, les pépites se pressent dans le centre, à côté des adresses éphémères qui meurent avant d’avoir vécu, Sainte-Catherine-Dansaert mérite le voyage, d’autant que le parking Le Page est très bien, surtout pour les véhicules de taille normale.

Bref, Jack nous a pondu un grand restaurant, mais pas une salle immense, plutôt comme si il y avait des salles, une cuisine au milieu où ça grille presque comme dans un feu de cheminée avec des grils suspendus, des braises, des chaînes, on se croirait un instant dans the Holy Grail des Monthy Python, puis un autre four qui fume qui fume qui fume mais pas dans la salle, tout ça pour que la bidoche soit saisie, cuite, fumée, rhâ lovely, j’ai faim.

A la carte, pas beaucoup de choix, de la côte, du filet, Jack il est boucher et il a choisi pour toi de l’angus mais si tu veux faire ton caprice à 68 zeuros ya aussi du Wagyu.

Graziella et moi décidons de commander une côte pour deux à 60 euroballes précédée d’une planche de charcuteries parce que attaquer tout de suite la bidoche on n’a pas envie.

Le service – on est à J+2 ou 3 de l’ouverture – hésite, ne comprend pas bien les questions sur la viande, oublie de nous demander l’à point de cuisson, bref, on sent que c’est tendu, Natacha.

De fait, la côte arrive, et les charcutailles n’arriveront jamais. En matant à droite à gauche, on s’aperçoit que ceux qui ont fini l’entrée ne sont pas débarrassés « pour suivre » tandis que la table de droite ne sera jamais débarrassée même après l’addition, du coup, on se dit qu’on prend la bidoche quand elle vient, c’est le début, soyons tolérants.(*)

Bon, la côte, elle assure sa race, c’est des bêtes des îles, la côte n’est pas grande, mais c’est amplement suffisant. Les side ordres commandés et facturés en sus sont parfaits, purée, épinards, champignons.

Certes 60 euros pour une petite côte c’est beaucoup d’euros. Mais Jack nous propose une viande au top (cuisson, repos, smoky touch) pour finalement un montant raisonnable.

Forget about les charcutailles on attaque deux desserts, crème brûlée, cheesecake, honnêtes, sans plus.

A la sortie, on debriefe avec Jack, le gars est chaleureux, direct, à l’écoute, drôle, on lui confie nos petits soucis, on le félicite pour le lieu et la bidoche.

Bref, tout pour plaire ce Jack, un lieu qui a en lui l’ADN du lieu culte, qui plus est avec au cœur de son ADN le maître himself.  Yapluka régler ce problème de service, parce que même si c’est bon, même si c’est très bon, à 120 euros le ticket moyen à deux sans forcer, on veut du nickel réglé comme du papier à musique. So far, si sur le gril, c’est bien de la bidoche avec des couilles, en salle, c’est un peu un gala de poules sans tête.

Mais je n’ai qu’une grosse envie : y retourner.

Jack O'Shea's Chop House

Rue Sainte-Catherine 32

1000 Bruxelles

 

(*) Graziella y retournera deux jours plus tard, même souci de bousculade entrées-plat, il y a clairement un couac organisationnel à régler d’urgence pour profiter un max de cette foutue bidoche!

17:55 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.