31/01/2015

Une salade c'est bon tiède aussi - Recette - salade (tiède) de cresson et patates (tièdes) vinaigrette aux noix

 

saladecresson3.jpg600 g de pommes de terre « grenaille »

Huile de colza première pression, Alvenat, par exemple

Vinaigre de vin

1 échalote

Moutarde forte, Tierenteyn

50 g de cerneaux de noix

Deux tranches de jambon d’Ardenne (ou du Parme, ou autre jambon de qualité, pas qualitatif)

1 bouquet de persil frisé (facultatif)+huile végétale pour frire.

 

Préparer une vinaigrette en y incorporant les cerneaux de noix concassés et l’échalote finement émincée.

Si on aime pas le goût assez herbacé de l'huile de colza on prend autre chose, idem, si vous ne pouvez pas vous passer de votre balsamique, prenez le, mais varier les vinaigrettes, donc varier les huiles et les vinaigres c'est de la joie pour le corps et l'esprit!

Faire « sécher » le jambon au four ou dans une poêle anti-adhésive.

Cuire les pommes de terre à l’eau avec la peau, les couper en deux encore chaudes et les mélanger vite fait avec la vinaigrette.

Ajouter les feuilles de cresson bien lavées et bien mélanger.

Concasser  le jambon séché au couteau et le mélanger à la salade.

Terminer avec des petits bouquets de persil frit (facultatif mais j'aime encore bien !)

Le principe de la patate tiède et des feuilles peut se décliner de moult manières: pourpier, mâche, roquette et tutti quanti. 

17:21 Écrit par Carlo dans recettes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |

23/01/2015

Le Franc fort on s'en fout on n'était pas venu pour les saucisses - Gîte du Prilett' - Restaurant Suisse en Suisse à Saint-Luc, Valais-Suisse

prilett.JPG

Facétieux ces suisses, nous ramener le franc à la valeur de l'euro la veille des vacances, si j'avais su je serais allé short ski à Dubai, dans le hangar climatisé! Donc à la faveur d'un bref séjour dans les alpes valaisannes, à Chandolin au-dessus de Saint-Luc, quelque part dans le Valais (très) perché (âmes sensibles, la route est assez vertigineuse, surtout dans le sens de la descente) j'ai eu bon au moins deux fois en glissant mes pieds sous la table de quelques restaurants. La première c'est à l'étape, à Strasbourg, dans un endroit qui tenait plus de la rue des Bouchers que du terroir authentique à première vue, le Tire-Bouchon (http://www.letirebouchon.fr/) où ma choucroute est arrivée flanquée de lebelknodels, des quenelles de foie de porc, pas très jolies, mais bonnes comme un truc qui n'aurait jamais été inventé parce qu'il a toujours existé.

La seconde, c'est à Saint-Luc, tout en bas du village, là où la route s'arrête, en dessous du funiculaire (à propos de funiculaire, je vous recommande la navette à chauffeur italien avec quatre mots de vocabulaires: founi, saint-louc, la posté, saint-louc +mouvement de doigts pour dire "je fais le tour"), la route s'arrête, donc, au gîte du Prilett, un restaurant hiver-été avec des chambres dessus.

Nous y sommes arrivés par la piste à déjeuner, accueillis avec le sourire éclatant de la jeune crémière, la bonne humeur communicative du maître de céans, et la roborative cuisine locale, faite de röstis, croûtes au fromage, fondues et autres.

C'était tellement bien chez Prilett' (c'était bieeeeeeeeeeeeeeeeen chez Prilettttttttttttte) que le soir venu et la croûte digérée, nous avons délaissé les skis pour notre véhicule à moteur afin d'y retourner nous tanquer une raclette.

Même table, même accueil, l'endroit se fait encore plus chaleureux, le taulier est à la raclette et racle racle racle. Fendant, Pinot noir - le patron est un passionné de vins et organise des dégustations - coulent dans les verres. Deux d'entre nous optent pour un hybride bizarre, une fondue de viande comme chinoise mais dans un bouillon avec de la viande locale marinée par le boucher local; passée la surprise de l'"hybridation", la chose s'avère légère et délicieuse.

La raclette arrive régulièrement dans l'assiette, le fromage est crémeux et goûteux. En sus des patates, le patron nous met une cuiller de polenta à gros grains, juste parfaite. Outre les cornichons-oignons, un pickles de courgettes au curry dialogue parfaitement avec le fromage.

Pourquoi c'est bien ce Prilett', outre la fondue-chinoise-valaisanne et la raclette et la croûte et les röstis?

Parce que le lieu est habité, habité de gens qui aiment leur travail, leur lieu. Alors on a envie de revenir goûter les vins, et d'attendre le soleil du printemps pour prendre la Williamine en terrasse.  Dans le jardin, il y a un joyeux désordre pas trop suisse, avec, entre autres, un père Noël endormi sur une table (un faux, hein) et des vrais lamas qui broutent la neige.

L'année prochaine, je reviens déjeuner, dîner et je dors là, y a des chambres au-dessus.

Gîte du Prilett'
3961 St-Luc

Suisse

nfo@prilet.ch

+41 (0)27 475 11 55

   
   
   

 

 

06:27 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |

13/01/2015

Foodista repentance - La suite - La Cité du Dragon - Bruxelles- Canard sa race!

canard.JPG Ben, oui, il y a des ces endroits, vous y êtes allé quelque part au début des années 90 quand ça a ouvert et où on pouvait avec un gros effort, trouver cela "épatant", dans un registre, juste au dessus d' Attila et encore, et ensuite, continuer à passer devant deux fois par semaine pendant plus de vingt ans sans plus jamais y rentrer.

La Cité du Dragon, est de cette veine, et ce n'est ni la déco à base de dorures et de carpes vivantes, ni la salle immense ni encore moins le buffet - sûrement à volonté- qui sont les premiers "élément de langage" que cette adresse vous envoie à la gueule qui allaient me faire changer d'avis. Dans la salle, des familles, des enfants, même une table avec des "escort" et des types pas beaux, ça bruisse, mais tout le monde à l'air de bonne humeur.

Nous sommes là pour une spécialité maison de la patronne soi-même, le Canard en trois façons, et on sait déjà que l'on ne va pas nous déstructurer le volatile en le décomplexant, non, on est là pour une expérience et on va se la prendre en pleine gueule.

Passons sur la carte des vins classiquement classique - un Sancerre retiendra notre attention, je l'ai déjà oublié - on s'impatiente, où es-tu canard mort?

Là il arrive, opulent, dodu, rôti à point. La patronne Mme Liem, qui s'exprime dans un français érudit, en découpe la peau avec dextérité et nous roule les crêpes - maison, pas Gigi - avec les baguettes, qui agissent comme des phalanges infinies à la précision millimétrique. Ce canard me file une claque, pendant ce temps les "escort" picorent leur assiette et les pas beaux leur volent des bisous, la table d'à côté entonne un happy birthday de restaurant mexicain et des enfants repus de chop suey courent dans le jardin à carpes.

Le canard est parti pour mieux revenir, sauté au poivre noir, avec des légumes, un peu de riz, l'extase moins forte, l'appétit se calme, est toujours là.

Il revient en troisième fois, en bouillon clair apaisant, nous sommes à quai, l'appétit s'est calmé, plus rien ne nous ferait plaisir, il nous faut garder ce souvenir.

Sergio m'apprendra ensuite que le même jour, d'autres que nous ont mangé le canard sans bénéficier de la science de Mme Liem.

Nous avons clairement bénéficié d'une parenthèse particulière, nous étions annoncés, disons-le, mais comme toujours, l'addition c'était pour nous, pas pour le restaurateur.

Alors, une parenthèse pareille, un canard de cette ampleur - même dans mes vieux souvenirs du Raffles de Singapour ce n'était pas aussi bien - ça m'a juste donné envie de découvrir pas plus tard que dans pas longtemps, un autre classique de la maison, une autre  carte maîtresse de Mme Liem, le cochon de lait.

A suivre.

La Cité du Dragon

Restaurant trop grand

Uccle, Bruxelles, Belgique.

20:11 Écrit par Carlo dans Restaurants | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |

11/01/2015

Teasing - foodista repentance

Quand on est "à l'écoute" du monde de la bouffe et des restaurants, on finit par risquer de ne fréquenter qu'une seule planète, celle des adresses "du moment" où se pressent tantôt les "foodies", tantôt les "matuvu" (on peut être les deux) ou encore les dingues de bidoche ou de graines germées (rarement les mêmes), quand ce n'est pas les adeptes du raw festinage d'herbes folles (j'aime tout ça, ne tirez pas).

On évite soigneusement les adresses dont on ne parlera jamais, celles dont on ne parle plus, et celles qui sont trop kitsch pour qu'on en parle de nouveau.

C'est avec ce genre de bagage que je me suis pris une toute récente claque dans un restaurant trop grand, avec des serveurs trop pressés, des tables avec des familles et des enfants et des chiens, et d'autres avec des "escort" à chien mort sur la tête, bref le genre d'endroit qu'on éviterait à priori.. Une claque de goût, de culture et d'accueil.

Mais il faut le mode d'emploi.

A suivre.

08:01 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |

10/01/2015

Viens Biquette! - Hopla Geiss! - Restaurant 1060 Bruxelles

hopla.JPG

Ben oui, il paraît que Hopla Geiss, ça veut dire "Viens, Biquette" en français de l'intérieur. La France de l'intérieur, c'est ainsi que certains alsaciens nomment la France qui n'est pas l'Alsace, voilà, c'était pour introduire le sujet (et non quelqu'un d'autre) , à savoir la dernière création de Nicolas Scheidt, chef adulé de la critique pour La Buvette (j'aime encore bien) et patron également de l'enseigne créée alors par Pierre Lefevre (maintenant aux commandes de l'excellent King Kong), le Café des Spores.

Donc, le chef Scheidt nous propose une cantine à Flammekueche, la tarte flambée alsacienne, une pâte à pain très très fine  (comme une pizza qui serait très fine, donc) avec dessus de la crème, des champignons et même du Münster, si on veut. Quelques autres plats terroir complètent l'offre.

On s'assoit sur des tabourets, on commande une bière dans l'air du temps (turbo-amère, mais j'aime ça) une flammekueche forestière (pourtant on est à Saint-Gilles, mais la frontière est en haut de la rue) avec dessus des champignons, de la crème et une sorte de coulis de persil.

Ca percute bien tout de suite dans le gosier, surtout l'alliance crème-coulis vert, champi, ça refroidit assez vite, mais ça reste très bon, on se régale.

Entretemps, j'ai pas bien regardé s'il y avait des vins alsaciens mais on me propose au verre un cépage ancien rouge du sud d'un vin mouvance nature à cheveux longs qui s'avère très bon, sur le fruit avec une belle acidité comme disent les chroniqueuses.

Je suis juste un peu mal assis sur le tabouret en bois où j'ai l'impression de ne poser qu'une seule fesse à la fois, mais c'est un peu de ma faute (parce que je n'avais qu'à avoir qu'une fesse, non je ne suis pas gros.)

Ensuite, j'ai encore faim, ce qui est normal, on avait partagé la pizza d'Alsace en deux et je choisis la saucisse qui vient avec une salade de patates et une moutarde mélangée à de la confiture de prunes. La saucisse est fort bonne, la moutarde aussi, la moutarde est géniale, de fait, mais la kartoffelsalat manque un peu d'assaisonnement et de vivacité pour mon palais ravagé par des décennies de plaisirs gustatifs intenses. Mais , c'est bon, hein, même très. Allez, je fais mon beauf, mais je trouve que l'assiette se présente un peu... "petit bras" surtout après la gourmande flamme-vous-avez-compris qui fait presque un mètre carré.

Bon, entretemps on a sympathisé avec les deux voisines de la table d'à côté, ce qui tend à montrer la bonne énergie du lieu, et on goûte à la version au münster et cumin super goûteuse, bien riche aussi.

Brefff, 50 euros, ça peut paraître beaucoup à certains pour un restaurant minimaliste, moi, je suis comme bibendum, je ne regarde que l'assiette, j'ai mangé pour peu d'euros des trucs très très bons qui ont satisfait ma gourmandise, à l'heure où j''écris j'ai bien tout digéré, on dit merci qui? Merci, Biquette! (Marsi Geiss!)

Hopla Geiss.

Chaussée d'Alsemberg 108

Ouvert que le soir, et pas tous les jours.

18:53 Écrit par Carlo dans Restaurants | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

08/01/2015

(Char)libres dans nos têtes.

Hier, le Soir Mag me demandait de ne pas oublier d'écrire mon billet de la semaine prochaine, quelle dérision d'écrire un simple billet d'humeur sur la bouffe quand les fondements d'un métier - un métier que j'ai la chance de pratiquer en dilettante, à temps très partiel - sont ébranlés. Je vous la sors avant publication, j'espère qu'il ne m'en voudront pas.

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08:20 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |