13/01/2015

Foodista repentance - La suite - La Cité du Dragon - Bruxelles- Canard sa race!

canard.JPG Ben, oui, il y a des ces endroits, vous y êtes allé quelque part au début des années 90 quand ça a ouvert et où on pouvait avec un gros effort, trouver cela "épatant", dans un registre, juste au dessus d' Attila et encore, et ensuite, continuer à passer devant deux fois par semaine pendant plus de vingt ans sans plus jamais y rentrer.

La Cité du Dragon, est de cette veine, et ce n'est ni la déco à base de dorures et de carpes vivantes, ni la salle immense ni encore moins le buffet - sûrement à volonté- qui sont les premiers "élément de langage" que cette adresse vous envoie à la gueule qui allaient me faire changer d'avis. Dans la salle, des familles, des enfants, même une table avec des "escort" et des types pas beaux, ça bruisse, mais tout le monde à l'air de bonne humeur.

Nous sommes là pour une spécialité maison de la patronne soi-même, le Canard en trois façons, et on sait déjà que l'on ne va pas nous déstructurer le volatile en le décomplexant, non, on est là pour une expérience et on va se la prendre en pleine gueule.

Passons sur la carte des vins classiquement classique - un Sancerre retiendra notre attention, je l'ai déjà oublié - on s'impatiente, où es-tu canard mort?

Là il arrive, opulent, dodu, rôti à point. La patronne Mme Liem, qui s'exprime dans un français érudit, en découpe la peau avec dextérité et nous roule les crêpes - maison, pas Gigi - avec les baguettes, qui agissent comme des phalanges infinies à la précision millimétrique. Ce canard me file une claque, pendant ce temps les "escort" picorent leur assiette et les pas beaux leur volent des bisous, la table d'à côté entonne un happy birthday de restaurant mexicain et des enfants repus de chop suey courent dans le jardin à carpes.

Le canard est parti pour mieux revenir, sauté au poivre noir, avec des légumes, un peu de riz, l'extase moins forte, l'appétit se calme, est toujours là.

Il revient en troisième fois, en bouillon clair apaisant, nous sommes à quai, l'appétit s'est calmé, plus rien ne nous ferait plaisir, il nous faut garder ce souvenir.

Sergio m'apprendra ensuite que le même jour, d'autres que nous ont mangé le canard sans bénéficier de la science de Mme Liem.

Nous avons clairement bénéficié d'une parenthèse particulière, nous étions annoncés, disons-le, mais comme toujours, l'addition c'était pour nous, pas pour le restaurateur.

Alors, une parenthèse pareille, un canard de cette ampleur - même dans mes vieux souvenirs du Raffles de Singapour ce n'était pas aussi bien - ça m'a juste donné envie de découvrir pas plus tard que dans pas longtemps, un autre classique de la maison, une autre  carte maîtresse de Mme Liem, le cochon de lait.

A suivre.

La Cité du Dragon

Restaurant trop grand

Uccle, Bruxelles, Belgique.

20:11 Écrit par Carlo dans Restaurants | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |

Commentaires

Bonjour, je suis comme vous, je passe devant la Cité du dragon plusieurs fois par semaine, vos commentaires me donne envie d,'y retourner.

Écrit par : harze | 14/01/2015

Bonjour, je suis comme vous, je passe devant la Cité du dragon plusieurs fois par semaine, vos commentaires me donne envie d,'y retourner.

Écrit par : harze | 14/01/2015

Le buffet est vraiment très bon aussi Carlo, il faut savoir que depuis quelques années, le chef est un ancien Executive chef de l'ambassade de Chine et franchement dès son arrivée les années d'errance culinaire version fast food exotique se sont envolées.
Tu m'as donné envie ce canard pour la prochaine fois.

Écrit par : Eric | 14/01/2015

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