10/12/2014

Burgerobsession. (Chronique publiée dans le Soir Mag du 3/12)

 

burger republic.JPGLe hamburger est partout, enfin il l’était déjà sous la forme tant du hamburger de roulotte farci d’une tranche de viande grise comme un jour sans bière, ou comme produit de fast-food. Du coup on a vu arriver le néo-burger, inspiré d’un hypothétique véridique hamburger américain que se soit dans les food-trucks ou dans des restaurants branchés. Burgermania? On l’a dit, les burgers étaient là et une version « premium » du burger « pas cher » allait forcément emporter l’adhésion d’une clientèle qui aime ça, le burger, mais prête à débourser quelques euros de plus pour manger mieux. Le belge raffole de viande hachée : saucisses, boulettes, pain de viande et oiseaux sans tête, tous les chemins nous mènent à la viande hachée. Bien, et cette burger fever, bonne ou malbouffe? Euuuuh, le hamburger est quand même un peu loin du catéchisme du correct obligatoire de la bouffe diététiquement acceptable. Beaucoup de pain – et les restaurateurs burgeriens n’hésitent pas à faire recours à de boulangers de renom – pas mal de bidoche, et de la sauce à tous les étages pourraient faire frémir les tenant(e)s du crudivorisme vegan. Le hamburger, sorte de sein parfait régressif, n’est pas non plus un mets éducatif qui va nous amener à manger plus de chicons et de graines germées (quoique), ni nous faire redécouvrir la viande avec des os, les abats ou les salsifis. Non, le burger nous conforte dans nos habitudes, nous berce et nous rassure mais non, il ne nous rendra ni conquérants ni audacieux. En même temps, un bon burger, qu’est-ce que c’est bon, allez, repasse moi les frites, la semaine prochaine, promis, on mangera des betteraves !

17:10 Écrit par Carlo dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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