01/02/2010

Fulvio Pierangelini à Bruxelles

Mercredi dernier il y avait à l'hôtel Amigo une dégustation de Barbaresco (une verticale, on dit) de Pelissero.

Depuis peu le restaurant Bocconi (de l'Amigo, donc) a comme consultant le chef Fulvio Pierangelini, longtemps doublement étoilé au Mihelin avec son restaurant "Il Gambero Rosso" à San Vincenzo, en Toscane.

Il est difficile d'expliquer qui est Fulvio pour un hystérique de la cuisine italienne, du risotto et des pâtes comme moi.

Je n'irai jamais au Gambero Rosso, c'est fermé.

Fulvio est une légende, bien avant Ferran Adria; la communauté mondiale des vrais gourmands avait depuis longtemps mis San Vincenzo sur la carte des voyages obligés; son plat fétiche, la "passatina" de pois chiches aux crevettes a été copié à l'infini.

Fulvio est solide, grand et massif, sûr de lui, de son art, de sa connaissance, de sa main; il n'a plus rien à prouver, et pourtant.

Fulvio n'était pas en cuisine mercredi, le menu était géré par le chef du Bocconi.

Mais il a eu envie de faire des pâtes pour quelques uns, spaghetti all'Astice.

Quand il prend la cuisine en main pour faire une assiette de pâtes, on sent que c'est pour lui à la fois une somme d'expériences qui guide une envie de goûts, une précision de la main et une première fois continuellement renouvelée.

La cuisine d'auteur, gastronomique si vous voulez, d'aujourd'hui est complexe, variée, source de débats infinis, d'hystéries parfois difficilement compréhensibles.

Epuisante pour ceux qui la pratiquent, disproportionnée parfois dans sa communication, depuis que l'on peut dire que dans deux ans on arrête pendant deux ans et que tout le monde en parle.

La leçon de Pierangelini est certes partielle, de toutes façons, si l'on veut découvrir, il est vain de rechercher d'hypothétiques vérités universelles, surtout en cuisine...

Mais c'est une leçon essentielle, celle d'une simplicité obsédée par la réflexion, par la recherche d'un instant parfait. C'est d'ailleurs le défi que lance  à chacun, débutant ou passionné un simple plat de pâtes que l'on prépare pour quelques amis...

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 table de fortune

08:32 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |

Commentaires

Joli article qui rend bien hommage à Fulvio.
Petit erratum toutefois, Michelin n'a jamais accordé 3* à Fulvio, il est resté bloqué à 2*.
Pas assez de chichis sans doutes à San Vincenzo pour coller à tous les critères du guide rouge

Écrit par : Alex Ongaro | 17/03/2010

Il n'y a que 18 places et si le cadre serait aussi fastueux que le Louis XV c'est 4 étoiles qu'on aurait accordé à Fulvio l'artista. A savoir que le Gamberro rosso est reouvert et est tenu par sa femme et son fils Fulvietto et qu'un nouvel établissement trés proche est en cours de construction à méme la plage et serait dirigé par Fulvio lui mème

Écrit par : Manzano luis | 14/09/2010

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Écrit par : rachat de crédit conso | 09/04/2014

La gastronomie occupe une place centrale en Toscane. Très bel hommage à ce chef d'exception.

Écrit par : Location Toscane | 16/05/2014

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