17/01/2010

Bientôt à table - La Chronique

Hier, dans bientôt à table sur La Première, qu'on se le dise au fond des chaumières, c'est tous les samedis de 11h00 à midi, la délicieuse Sophie Moens - qu'est la patronne de l'émission - m'avait demandé d'introduire nos invités (l'équipe du restaurant Rouge Tomate qui fait de la cuisine qui se veut bonne pour les papilles et l'organisme et tutti quanti) par une introduction sur la "malbouffe", sa vie, son oeuvre. Tant qu'à faire de travailler le week-end (et le lundi aussi, merci), et d'écrire mes interventions orales (sinon j'oublie) je vous la ressers sur un autre media. (Bientôt en 76 épisodes sur twitter)

 

 Malbouffe?

 

Sophie, vous m’avez demandé aujourd’hui d’entonner une chanson que l’on nous repasse assez souvent, la malbouffe!

Alors, allons y tiens, enfonçons les portes ouvertes, la malbouffe c’est connu c’est le fast food, l’industrie, les ogm, les frites, le gras, et à cause d’elle, nous  allons tous être très malades et très gros, et d’ailleurs c’est bien connu les enfants sont de plus en plus obèses, et, ma voisine, oui celle qui se nourrit de chips toute la journée, et bien elle a au moins deux ulcères à l’estomac et même des polypes, oui je sais, c’est dégueulasse.

La malbouffe, voilà, nous nous sommes fait avoir, elle est apparue avec la société de surconsommation, et tout d’un coup les légumes n’avaient plus de goût, les grands-mères achetaient du surgelé, les hamburgers envahissaient la place d’Espagne à Rome, la civilisation européenne occidentale foutait le camp et son identité avec, pour reprendre un terme à la mode.

Alors, tous complices?

Et les producteurs, tous pourris, hein, je vous le demande?

Ouais...

On ne m’empêchera quand même pas de me poser la question de savoir si avant – oui Sophie, avant quand c’était mieux, à savoir quand c’était pire- avant, disais-je notre civilisation, notre beau continent n’a pas connu plein d’épisodes de malbouffe, voire de pas de bouffe du tout…

Alors, cette malbouffe dont on nous cause si tellement, où est-elle ?

On pourrait dire qu’elle est dans les étals de nos supermarchés, surtout si l’on voit le film « nos enfants nous accuseront » qui agite – à raison probablement – le spectre des pesticides et autres poisons qui empoisonnent notre quotidien…

On pourrait dire aussi que l’industrie qui produit les aliments qui nourrissent le bétail est aussi responsable puisque ils mangent n’importe quoi et que donc les animaux que nous consommons n’ont plus en eux les nutriments qu’ils auraient à l’état de nature…

On pourrait dire encore que les aliments transformés, si riches en sucres, graisses, sel, sont responsables…

Ou encore que les chaînes de fast food qui nous incitent pour un malheureux demi-euro de plus à prendre un menu extra large à 2000 calories par repas, aussi sont responsables…

Mais bon…

On ne m’empêchera pas de penser que la malbouffe elle est d’abord dans nos têtes !

 C’est de la malprise de conscience de ce qui nous fait du bien !

 Commençons par là !!

Soyons nous même ! Pensons à nous faire plaisir et à faire plaisir aux autres, choisissons, informons nous, la bonne bouffe, elle existe et elle ne coûte pas si cher.

Et franchement, libérons nous un peu des discours sur la bouffe – oui c’est moi qui dit ça ! –

 La malbouffe ne doit pas être combattue par la bouffe parfaite, c’est chiant!

Essayons de ne pas nous faire du mal, ni au bide, ni aux papilles, ni à la tête, mais n’essayons pas d’en faire trop.

 La bonne bouffe contre la malbouffe ne va pourtant pas de soi, je suis désolé de vous le dire ; et oui, nous sommes des humains, donc complexes, doooooooooonc, il faut accepter de faire un petit chemin de connaissance pour apprécier la chose, un petit neffort, quoi!

Vive la bouffe donc, bonne, propre, forcément propre, et j’espère bien qu’on va causer un peu de ça aujourd’hui avec nos invités!

 

 

09:03 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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