28/04/2008

Rome 3 - Roscioli

roscioli

Roscioli? Un restaurant? Bien plus que ça, un endroit d'abord où il y a des centaines d'envies qui accrochent le regard du dingue de bouffe. Ok, la photo de la vitrine a l'air tarte avec ce jambon suicidaire pendu, mais allez-y voir, vous n'en retournerez pas, c'est un véritable trou noir qui aspire une fois pour toutes les gastronomes qui s'y aventurent.

Un frigo comptoir avec des charcutailles de partout en Italie; des fromages du Monde entier, des olives, des tomates confites "pachino", et tout, tout, avec un pédigrée long comme le bras (parmesan "vaches rouges", vaches blanches, il ne manque que le parmesan de vaches sacrées).

Des vins incroyables, c'est (désolé pour le cliché) une véritable caverne d'Ali Baba, où il faut aller une fois par jour pendant un an pour commencer à avoir goûté une partie significative de l'offre.

Bref, au départ c'est un maga familial de quartier, trasformé par les fils du fondateur en maga d'abondance, bar à vins, restaurant.

Et on y mange? Ben tout ce dont je vous ai causé plus haut, plus des trucs (superbement) cuisinés. Cacio e Pepe (encore!)  divin, carbonara d'anthologie, viandes de races bovines rares et précieuses, poissons, tout à l'air sorti d'un Grand Catalogue des Appellations d'Origine  (plus ce serait trop!),  trop trop bon! C'est bien simple, nous y sommes allés trois fois en trois jours. La première pour un vrai dîner, la seconde après avoir dîné ailleurs, et la troisième pour se ruiner en produits à se ramener chez nous autres.

Roscioli, à deux pas de Campo dè Fiori, une adresse un peu cachée, à mettre non pas dans le top 5 des adresses romaines, mais dans le top 5 universel des adresses de tout amateur qui aime trop ça.

Dès que j'ai le temps, je retourne chez Peck à Milan et Tamburini à Bologne, mais là Roscioli a ouvert une plaie dans mon coeur qui ne se refermera qu'en y retournant (et tonnerre, j'ai oublié de jeter une fichue pièce dans la Fontaine de Trevi, j'espère que la compagnie aérienne gaëlique établie en wallitalie me laissera encore voler sur Rome)

Roscioli

Via dei Giubbonari 21

Roma

fermé le dimanche
 

16:23 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

18/04/2008

Rome 2 - capuccino e ristretto

 

D'accord c'est un lieu commun, mais ça reste quand même vrai de chez vrai, il y a en Italie une passion non pas du café, mais de l'espresso. De Trieste à Naples, en passant par Rome, ici le café, c'est comme le vin en Champagne, un produit de marque et d'assemblage avant d'être un cru. Si nos torréfacteurs belges nous la jouent souvent à l'ancienne en annonçant l'origine noble de ce qui malheureusement finira le plus souvent dans un filtre à faire de l'acide pour estomac, ici on se passionne pour une juste torréfaction, mouture, pression de la machine, température, gestuelle,  et j'en passe.

Et puis parfois, il y a des lieux où le meilleur des deux mondes se rencontrent, et à Rome, ça se passe dans un espace pas bien grand à l'échelle de la capitale, de la Via Condotti au Panthéon. Au gré de ces rues plus que mythiques, trois temples païens noyés au milieu des églises, j'ai nommé: "Antico Caffè Greco"; "Tazza d'Oro"et, "Caffè Sant'Eustachio".

Greco était en rénovation, mais accessible, et mon capuccino s'y accompagna d'un "cornetto" rempli de crème pâtissière, comme toujours en Italie, parfumée  à la fleur d'oranger, rhâ lovely. Tazza d'Oro, malgré un comptoir envahi de hordes de touristes en baskets, casquette et banane anti pickpockets nous livra un espresso fort de corps et d'arômes...

Et Sant'Eustachio nous fit tellement voyager au gré d'une mousse onctueuse incomparable, que nous y retournâmes autant de fois que nécéssaire. Capuccino parfait et aérien; espresso dense et littéralement inoubliable, un vrai moment de méditation, une innocuité totale pour l'estomac, de l'art brut, une esthétique du café, rien d'autre.

 

cappuccino

la mousse aérienne du capuccino de "Sant'Eustachio"

12:34 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

16/04/2008

Rome 1 - Cacio e pepe!

 

Quelques images d'un voyage mmmmhien à Rome, aux sources de l'antiquité, de la chrétienté et surtout du secret des "tonnarelli cacio e pepe", recette un peu moins connue sous nos latitudes que l'inusable et massacré "spaghetti alla carbonara", mais pur exemple de tour de main, où la chimie des ingrédients se fait là tout de suite sous vos yeux, juste avant d'inonder vos papilles de bonheur...

Pour ce qui concerne la "carbonara", je vous renvoie à ma prose d'il y a quelques semaines. Donc, le "cacio e pepe": des pâtes fraîches, longues et grosses, comme des spaghettis qui seraient noueux, et aux oeufs (donc, non ce n'est pas des spaghetti, c'est des tonnarelli), juste égouttés, dressés dans l'assiette, généreusement arrosés de Pecorino Romano, râpé fin fin fin, et "cucchiaio forchetta!" vous intime la serveuse, pour ensuite, prestement, réaliser un tourner-soulever, qui créera de par l'action de trois facteurs: chaleur-eau de cuisson-rotation, cette espèce d'osmose parfaite entre les quatre ingrédients magiques de cette préparation (pâtes, huile d'olive, pecorino, poivre noir) pour un moment d'émotion unique. (vous avez suivi? Trois facteurs, quatre ingrédients, c'est juste ce que j'adore en cuisine, des choses tellement simples qu'il faut une vie pour les faire parfaitement)

cacio e pepe

 

3 jours à Rome nous ont permis d'élaborer un classement de la spécialité, mais on est pas obligés d'être d'accords avec nous, en attendant on assume:

 

1. Da Felice a Testaccio

Via Mastro Giorgio 29

Roma (Testaccio)

2. Roscioli

3. Arcangelo

 La suite du mmmmharathon romain dans pas longemps promis, avec quelques moments qui marquent une vie de curieux culinaire, comme le caffè Sant'Eustachio, Roscioli, Pizzarium....

12:06 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |

02/04/2008

Fleur de sel et oranges

 

oranges

Juste un petit extrait du cours "nuova cucina italiana" de samedi dernier pour vous faire partager une petite recette dont je ne lasse pas, la salade d'oranges au fenouil.

Des oranges sanguines pelées à vif, en tranches, des lamelles de fenouil les plus fines possibles, quelques grains de fleur de sel, et une huile d'olive fruitée, verte, parfumée. Samedi j'ai employé la "Primo olio" sicilienne, une IGP absolument incroyable de persistance aromatique.

Un accompagnement parfait pour une viande blanche, en l'occurrence, samedi c'était des filets de poulet fermier en croûte de pistaches...

11:54 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |