06/04/2007

Keskejaimangécéderniétemps?

 

Ca fait un bail que je n'ai pas alimenté ces pages de mes déjeuners et dîners au restaurant, non pas qu'il n'y eût rien à se mettre sous la dent, mais bon soit, je ne vous parlerai donc pas de ma nouvelle cantine viet du quartier (Boniface d'Asie, rue saint-Boniface, avec une mini-terrasse urbaine), ni de la branche d'Olivier à Uccle (vraiment classique, vraiment bon) et encore moins de la Brasserie du Musée accrochée au Musée d'Art Moderne, que j'ai oublié le nom mais il y a museum dedans, et c'est ""coaché"" par Peter Goossens (classique et très goûtu - d'excellents rognons- , décor conventionellement moderne et carte noir jaune rouge pour faire belgitude, faudra qu'on m'explique); tant pire, c'est passé, j'en ai oublié plein en plus,  j'en causerai quand j'y retourne et il y en aura d'autres...

Mais quand même, mardi j'étais à Paris, et j'avais envie de déjeuner vrai, sans fioritures mais avec du goût, sans excès mais avec du corps, de quoi me réjouir sans m'apesantir, bref, j'avais une vraie envie de déjeûner.

Grâce à ma commensale qui est locale, nous sommes allés au café Constant, l'annexe infra-prétentieuse d'un restaurant étoilé (le Violon d'Ingres). La déco, basique de chez basique, on dirait vraiment un moche bistrot de quartier.

En revanche, la carte, c'est du genre que je salive avant de commencer. Des plats "canaille" pour parler comme un chroniqueur du siècle dernier, certes, mais pas seulemnt; également des petites choses légères d'aujourd'hui, juste bien faites, bien campées dans leur assiette.

Cinq ou six entrées, autant de plats et encore moins de desserts, ça sent l'envie de faire bon, propre et juste (allez, utilisons un peu les slogans slowfoodiens, juste un emprunt...); ça sent l'envie du chef qui a pensé chaque plat comme s'il devait le manger. Rien que de l'utile, rien que du cohérent!

Je me suis rangé l'appétit avec des oeufs mimosa, très comme il faut, et pour suivre, de la tête de veau croustillante, sauce gribiche avec des potates mon ami!

Tandis que ma commensale dégustait un tartare d'huître et saumon très fin et continuait par une daurade juste posée sur une purée au céleri.

Une carafe de Bourgueil, il n'y a que des carafes; pas de dessert, plus  ce serait trop, une addition tout ce qu'il y a de plus raisonnable, et nous voilà prêts à faire quelques kilomètres à pied, ce que nous n'avons pas manqué de faire, histoire de consommer illico, ces nourritures aux portions modérées (c'est bien), un peu caloriques, certes, mais rien que du bon carburant pour curieux culinaires qui bougent.

17:31 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |

Commentaires

Aahhh !!! La tête de veau gribiche !!!! Si le menu du 28 avril de "Bistrots parisiens" n'était pas déjà "On Line"depuis quelque temps, je pense que je l'aurai mise dans ces plats "Canailles". Bon ! ce sera pour une prochaine fois !! A moins que ce ne soit la tête de veau à la lyonnaise... !!!

Écrit par : Christian | 08/04/2007

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