21/01/2007

cross-cultural pasta

timbale guépard
 

timbale napolitaine

 

sobawok

 

Chasoba

photos Sophie Goffaux

Une semaine utile sur le front de la diversité pastière...Vermicelles vietnamiens mardi chez Coin d'Asie, Katsu Ramen de belle facture au Hama-Shin (Chaussée d'Ixelles à....Ixelles), Soupe Phô jeudi soir pour mes pérégrinations médiatiques, et hier soir, petit deipnon à l'initiative de Sophie d'Histoiredepâtespointnet...Menu hétéroclite (c'est pour faire avancer la science de la connaissance pastière, nos estomacs et nos papilles n'ont rien à voir là dedans), avec des soba, des chasoba, une timbale de pâte à la napolitaine et pour "finir", la "timbale du guépard"... A savoir, la timbale de  pâtes évoquée dans le roman "Le Guépard" (ah oué, il y a ossi un film avec Alain Delon, non?) qui est un plat de cuisine "fusion" bien avant la lettre, cette timbale étant composée de pâtes sèches, enfouies dans une croûte de pâte brisée et mêlées de foie gras, truffes, fond de viande, jambon...rhâ lovely... Je vous lâche les photos dans le désordre, oui je sais la timbale du guépard fait un peu peur avec ces choses blanches et molles posées néglegeamment dessus, mais ça valait la peine, le détour, voire le voyage...Tiens en passant, on a fait péter ce soir là une bouteille de Mas Daumas Gassac (mais oui, Aimé Guibert, le type qui cause beaucoup dans Mondovino...) impressionnant...

08:32 Écrit par Carlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |

Commentaires

Hum, d'accord pour le pho e l'extravagant timballo de mémoire lampedusienne mais, euhm, ce plat de ziti avec les saucisses allemandes sur le dessus, ma che cos'è???????!!!!!!!!!! ;-)

Écrit par : sigrid | 22/01/2007

La timbable, justement! "Le Prince avait trop d'expérience pour offrir à des convives siciliens, dans un bourg de l'intérieur, un dîner qui commençât par un potage, et il enfreignait les règles de la grande cuisine d'autant plus souvent que ses propres goûts y trouvaient leur compte. Cependant, les personnalités de Donnafugata avaient entendu courir certains bruits sur l'usage de vagues bouillons servis à l'étranger comme premier plat; un peu de crainte palpitait en leur coeur au début de ces repas solennels. Aussi quand trois serviteurs verts, dorés et poudrés arrivèrent, portant chacun une majestueuse timbale de macaronis dans un immense plat d'argent, il n'y eut que quatre convives sur vingt qui s'abstinrent de manifester leur joyeuse surprise: le Prince et la Princesse parce qu'ils étaient au courant, Angélique par affectation et Concetta par manque d'appétit. Tous les autres (Tancrède compris, il faut bien l'avouer) manifestèrent leur soulagement avec des accents divers qui allaient des grognements extatiques du notaire aux cris aigus de François-Paul. D'un regard circulaire, plutôt menaçant, le Prince interrompit immédiatement ces manifestations inconvenantes.
Education à part, l'aspect de ces vol-au-vent monumentaux était bien digne de susciter des frémissements d'admiration. L'or bruni de la surface, le parfum de sucre et de canelle qui s'en dégageait n'étaient que les préludes des délices que révélait l'intérieur, dès que le couteau entamait la croûte: il s'échappait d'abord une fumée chargée d'arômes, et puis on découvrait les foies de volaille, les oeufs durs, les truffes, les filets de jambon et de poulet, perdus dans la masse onctueuse et chaude des macaronis coupés à qui l'extrait de viande donnait une précieuse couleur chamois."

Bon, d'accord, on n'a mis ni sucre ni cannelle, et les foies de volaille manquaient à l'appel, et on aurait dû faire quatre fois plus grand...mais le but était d'évoquer la timbale du cuisinier du Guépard, "Monsù" Gaston, sorte de délire fusion mixant allègrement fonds à la française et ziti napolitains..:-))))

Écrit par : Carlo | 22/01/2007

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