23/12/2005

HOOLIGANS!

Traîtres! Tandisque je me jetais à corps perdu dans cette dernière journée de travail (rendez-vous en cascade, courrier en retard, chronique èrtébéèffe, et autres tâches essentielles et prestigieuses) mes deux collègues du quotidien, oui, les deux autres pauvres membres en déshérence de notre triumvirat, le mondain impénitent et son comparse de circonstance, "unplugged A.I.", ont commis le pire des crimes qui soit, ils ont offensé ma couleur fétiche, j'ai nommé: le bleu "nuvola"...
Ces scélérats avaient préparé leur forfait avec préméditation; depuis quelques jours, ils planquaient - et leurs sourires convenus, ainsi que le "body language" plus trémoussant que d'habitude de J-B B premier auraient dû m'extraire de ma naïveté bonhomme -un calicot autocollant qu'ils projetaient de placarder sur mon habit de lumière, lors d'une opération "commando" soigneusement préparée. Soudain, sur le coup de 19.00, alors que nous allions nous préparer à quitter la chaussée de Charleroi pour festoyer sur les bords de l'Escaut, Jeepee, se prenant pour un Malko Linge saint-gillois, se précipitait, sous un prétexte futile, au garage pour commettre son forfait. Pendant ce temps, François me retenait au bureau, en achevant d'endormir ma méfiance - moi qui les traitait comme des frères - avec quelque boniment de vendeur de vin chaud sur un marché de Noël...
Au moment de reprendre possession de mon bijou de technologie et de pure classe italienne (les malheureux psycho-rigides qui se transportent dans des véhicules imaginés par des européens du nord coincés par la Réforme, ou pire, par des japonais encagés condamnés à produire pour satisfaire des consommateurs qui ont arrêté de choisir depuis longtemps ne peuvent pas comprendre...) je reprends: au moment de m'installer dans mes fauteuils de cuir épais à petites côtes, j'aperçois, sur la vitre arrière de mon suppositoire nacré, ce calicot tricolore faisant référence à une addiction tout à fait fictive que j'aurais pour les pâtes alimentaires...Et, sur l'immense capot étincelant, une boutade sur un penchant que j'aurais à promouvoir ma petite personne dans l'odieux visuel...
Sacrilège! Ma vengeance sera terrible, je ferai greffer à JP -pendant son sommeil - une puce qui fera bip à chaque fois qu'il essayera de rentrer aux "games" et le portier lui demandera:"Monsieur, est-ce que vous êtes membre?" devant neuf filles blondes à forte poitrine. Quant à François, son tracteur pour jardin de ville tombera en panne à l'entrée de la langestraat, qu'il sera obligé de remonter au pas de course, après son cours à Horeca Formation (autant dire que il faudra mettre des barrières si on veut qu'il prenne la ligne droite...)
Allez, dès que je les ai, je mets les photos de vos déprédations sur le blog, afin que nul n'en ignore, et que enfin, tout le monde découvre - y en a plein qui en rêvent depuis longtemps - la beauté éphémère des variations chromatiques d'une des plus belles couleurs jamais inventées pour habiller une automobile...

 


 

08:38 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |

22/12/2005

"chez Soje"

Mon ami Patrick vient de déménager ses bureaux d'Anderlecht à Jette, et donc nous n'irons plus à la Brasserie de La Paix (c'est pas grave, il paraît qu'il y a là maintenant un chef qui se prend pour un artiste). En  ces temps d'euphorie joyeuse précédant le jour béni de la Nativité, me voilà contraint d'extraire mon habit de lumière de son préservatif en béton carolochaussesque pour, au péril de la nacre, traverser les eaux tumultueuses du canal pour me rendre dans des contrées qui juridiquement, me dit-on, appartiennent à notre belle région (traduisez: je fais mon snob bruxellois, genre, si c'est de l'autre côté du canal mais avant Knokke, je sais pas où c'est, et je pense même qu'on y parle une autre langue...)Me voilà rendu avenue Broustin (aah tout d'un coup on se souvient que c'est la rue où se trouve un des meilleurs restaurants de la capitale, Bruneau, pour ceux qui ne passent jamais à proximité de la Basilique, ou alors en Porsche Cayenne blindé avec vitres fumées de l'intérieur), avenue Broustin, je répète, au numéro deux, dans une enseigne qui fleure bon son bruxellois limitrophe, "chez Soje". Une vrai mini-brasserie, avec des lambris pâtinés, une cuisine ouverte, et des spécialités "full-fat", mais (j'écris toujours après avoir digéré) qui glissent toutes seules, et vous laissent, repu, avec le sentiment d'avoir rempli un devoir par rapport à l'exigence -légitime- du goût, de ressentir de temps en temps cette satiété unique d'une bonne sauce à la crème, avec de la viande, des frites, et tutti quanti.. Un endroit qui, tout en respirant l'authenticité et la franchise, évite tout "gimmick" folklorique (en bref, il n'est pas nécéssaire de le prendre au deuxième degré pour l'apprécier) un service charmant (j'imagine que c'est parce que l'on est à au moins cinq kilomètres de l'avenue Louise) une addition raisonnable, et dix secondes pour se garer à 13.30. N'en Jette(z) plus, je reviens bientôt....
"Chez Soje"
Avenue Broustin 2
1090 Bruxelles
tel: 02 427 55 52
fermé dimanche et lundi
 

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20/12/2005

Strofilia

Strofilia? Non, ce n'est pas le nom d'une maladie honteuse, ça veut dire pressoir en grec...Et c'est aussi un restaurant, place du marché aux porcs (chic!) à Bruxelles, que comme d'hab, je découvre après tout le monde...Pour une fois j'ai une excuse, mon aversion pour les pseudo-restaurants grecs étant égale à ma passion inconditionelle pour Notos (voir dans mes archives), pour me convaincre à fréquenter un restaurant héllène, il faut se lever de bonne heure...Mon intolérance en matière de restaurants me conduirait plutôt à préconiser une interdiction pure et simple des colonnes doriques en plâtre à l'entrée des restaurants grecs, à faire bouillir l'eau des aquariums dans les restaurants chinois et à faire castrer les restaurateurs italiens qui fouettent le sabayon en chantant "O sole mio..." Mais je m'énerve et je m'égare...Rien de tout cela au Strofilia, une maison ancienne, de la brique nue, et, des mezzés, simples, plutôt "produit" que "cuisine", qui permettent de manger en fonction de son appétit (je me suis laissé dire que Touta était un habitué des lieux et qu'il commandait la carte...).Je n'avais pas très faim samedi soir (la semaine précédente m'avait mis quelque peu sur les rotules), et j'ai donc "grignoté" (imaginez avec l'accent toutesque) quelques aubergines au four, feuilletés au fromage, pleurotes grillées, saucisses et brochettes aux herbes...Tout est simple, franc du collier, net et sans bavures...et la délicieuse Eli nous a conseillé un vin ("velours rouge") à base de cépages locaux d'une très belle longueur en bouche qui ne présentait pas le côté épicé parfois trop "fatigant" de certains vins grecs...(je ne parle pas du retsina, hein, retsina et metaxa sont sponsorisés par motilium et carbobel...). Donc, Strofilia, un restaurant qui travaille proprement, une addition légère, un cadre qui sied à l'assiette, un truc de pros, quoi...Pour ma part, j'y retourne incessamment sous peu, rien que pour faire le tour de la carte....

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16/12/2005

Et maintenant une petite question historique...

Tout le monde sait que les pâtes alimentaires font partie du quotidien des italiens....
 
Mais d'où sont elles arrivées? Ont-elles été inventées sur place? Et par qui?
 
La moins mauvaise réponse (soyons tout de suite désagréables et agressifs, ça nous débarrassera au préalable de ladyX69moinslequartgirl) fera de vous, cher lecteurstrice, le gagnant (Ouais, Mag, je sais, je te dois un paquet de pâtes Caponi, j'te l'envoie par courrier express... - je peux te tutoyer, hein, on est potes mènant?) Et le gagnant gagne... un paquet de pâtes Setaro (les meilleures pâtes de blé dur napolitaines, sans oeufs, ce coup-ci, et extrudées, pas laminées...), plus...un superbe panettone offert par la maison Vinci, 156 rue de Mérode à Saint-Gilles (il est juste pas au courant, mais j'arrange ça tout de suite...)

Dès que nous avons une bonne réïponse, je "poste" une petite recette bien méditerranéenne à faire avec des bucatini "Setaro"...
 
 
 

11:52 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |

15/12/2005

Cospaïaïeaïeaïe....


"Mystery meets gastronomy"...Waouw... ca c'est le programme affiché...Ambitieux, et quand on se réclame d'un tel niveau d'enchantement, il s'agit d'être à la hauteur...
Donc, hier c'était l'anniversaire de notre humoriste maison (arrêtez de chercher, c'est François, le tendre devenu moëlleux depuis qu'il a été intrônisé par ces charmants élèves d'horeca formation -voir son blog-) et, c'était l'occasion de faire qu'est-ce que je m'étais promis dans mon "post" sur le carpaccio (cherchez, c'était il y a environ deux semaines), à savoir, roulement de tambour, aller découvrir le nouveau haut lieu de la (would be?) branchitude culinaire bruxelloise...le Cospaia...
Mystérieux? Bah, j'sais pas si le chef était malade, ou bourré, ou fâché, mais hier c'était  plutôt l'assiette...mystère...45 minutes entre l'entrée et le plat, j'veux bien qu'on a que ça à faire, JP, Duss et moi, mais ça fait long... Pas de bol, le teuton de la table à côté a reçu des coquillettes à la tomate alors qu'il avait commandé des calories genre choucroute ou steack...Et alors, la bouffe? (pardon, la suite du "baseline", ...gastronomy...)J'ai essayé le carpaccio "à la Cipriani" s'il vous plaît. Bel essai, mais il faut la citronner un peu la sauce, ça fait vraiment très mayonnaise....Le reste, de très bonne facture, mais pas de quoi faire durer le plaisir de l'attente pendant une heure...Le vin? C'est Duss qu'a tout bu, mais il paraît que c'était un St Nicolas (ou un Bourgueil, j'sais pu) passé en fûts de chêne neuf...
Au final? Une déco genre noir et blanc stylé, mais réussie (à part les sapins de Noël en fil de fer avec des boules genre virus HIV), un personnnel qui hésite entre le portage d'assiette compassé et le mouvement d'humeur quand on a le malheur de demander où ça reste....et l'addition, que c'est JP qu'a payé donc je sais même pas si c'était le coup de fusil....
Allez, je vais cirer mes Church's, repasser pour une fois mon costard de "prestige et élégance", domestiquer ma tignasse et je referai un essai un de ces soirs...
 
 

08:54 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |

12/12/2005

Allez, on racole, une p'tite recette...

Bien Mag, votre joie d'avoir gagné ce paquet de pâtes Caponi est immense. Mais qu'allez vous en faire?

 

Oserais-je une suggestion? Allez, essayez, vous aussi Lady X, arrêtez de bouder, si vous ressortez de votre tanière, j'ai gardé un paquet de Caponi rien que pour vous.(mais attention, hein, faut faire une phrase - Hé, c't'une blaaaaaaaaaaague...)

Donc essayez, mais quoi? Trois fois rien, une petite recette tellement simple qu'il est très facile de... la réussir....comme de la rater (il faut bien que nos petits cours de tours de main servent à quelque chose...) et surtout, dites-moi ce que vous en pensez...

 

Tagliolini al limone:

 

400 g de tagliolini « Caponi»/2 citrons/persil/100 g de beurre

 

je râpe le zeste des citrons, je réserve dans un petit bol. Je presse le jus des citrons, je réserve dans un petit bol aussi;  ou bien où vous voulez, c'est pas mon problème.

 

J'émince le persil.

 

Je jette les tagliolini dans une casserole d'eau bouillante salée (beaucoup d'eau!)

 

Je fais fondre le beurre dans une grande poêle, à feu doux, j'y ajoute un peu de jus de citron, du persil, et une partie du zeste râpé.

J'égoutte les tagliolini (attention ça cuit super vite), je les transfère dans la poêle et je mélange bien. Si ça colle, je rajoute un peu d'eau de cuisson. (Donc quand j'égoutte, je fais gaffe, j'en garde un peu... - de l'eau de cuisson, faut suivre...)

 

Variante de luxe: une petite poêlée de noix de Saint-jacques par dessus...

 

Je dresse les pâtes dans chaque assiette.

Sur chaque assiette j'ajoute : du persil, du zeste râpé et un trait de jus de citron.

Pas de fromage sur le citron! Envoyez...

 





23:01 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |

09/12/2005

Allez, un petit rébus


 
Trop facile, le(la)premier(e) qui trouve, outre ma considération, mon estime et mon admiration, gagne un paquet de pâtes Caponi.
 
Question subsidiaire: Sachant qu'il pleut la plupart du temps et que le bleu irisé (avec reflets jaunes) qui drape ma voiture me vaut d'être jalousé (si, si François, ça va devenir culte, tu vas voir...) par tout le quartier, combien de temps me faudra-t-il (en minutes, secondes, centièmes, millièmes et nanosecondes) pour rejoindre la chaussée de charleroi au départ de la rue des champ élysées, sans me râper mon habit de lumière dans le parking et  en faisant un arrêt au pain quotidien de l'avenue Louise pour deux croissants, une flûte au fruits secs et, - tiens finalement je m'assois pour un café-?
 
Extrait du règlement:
 
Ce concours est ouvert à tous à l'exception des membres du personnel et collaborateurs mmmmh et leurs familles.
Premier prix: un paquet de pâtes Caponi, valeur 9 euros
Deuxième prix: une soirée avec moi
Troisième prix: une journée+ une soirée avec moi
Quatrième prix: un week end avec moi
Du cinquième au 100° prix: un tour du bloc dans mon habit de lumière avec reflets "fleuriste"

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07/12/2005

Stratécom

 
Hier soir, avec mon petit camarade Jean, nous avons accueilli un groupe de "communicateurs" d'une très grande entreprise chimique et pharmaceutique belge pour un "squadra in cucina". Qu'est-ce donc? une compétition culinaire et oenologique entre trois groupes qui doivent faire chacun le plus réussi des buffets... et,... reconnaître un vin à l'aveugle après une petite séance de dégustation avec un sommelier. Et hier, c'était même Noël avant l'heure, vu que c'était notre charmante sommelière, Laurence, qui officiait.
On s'est bien namusés, tous les participants ont participé intensivement, et un petit groupe a même consacré les trente minutes normalement consacrées à cuisiner à l'un des ateliers...à faire... de la stratégie et à préparer la communication qu'ils allaient faire à leurs collègues quant à leurs choix culinaires, tout en oubliant...de cuisiner (Enfin, trois sur les dix n'ont pas cuisiné, ce qui a fait peser une charge de travail plus importantes sur les autres, mais c'était très intéréssant comme dynamique...). Une nouveauté pour Jean et moi, c'était la première fois que nous voyions appliquer lors d'un "team building" culinaire, des méthodes de travail directement inspirées du vécu quotidien des cadres que nous recevons habituellement. Eh bien c'était passionnant, le tout dans une ambiance excellente, et la cuisine stratégique et communicationelle de nos "communicateurs" très goûteuse....

12:01 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

06/12/2005

Nous ne sommes pas des truffes


 
Continuons donc les échanges épistolaires du XXI° siècle par "blogs" interposés, le sujet de la semaine étant la truffe, à moi de balancer ma petite précision. Christian, aux bacchantes esco-fières (wââ, le jeu de mots, faut que je retourne me coucher après un truc pareil...) nous cite une recette de volaille farcie deux fois aux truffes d'Escoffier, "cuisinier des rois, roi des cuisiniers" (ou le contraire), et nous attire à juste titre l'attention sur le luxe suprême qui consiste à gâcher des truffes par paquets pour réjouir cette fameuse volaille...
Il faut savoir toutefois que même si la truffe a toujours été un produit de luxe, on en récoltait environ 1500 tonnes par an au XIX° siècle, en France.Contre une vingtaine de tonnes de nos jours.... Tout est relatif....

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03/12/2005

Cuisine virgule, cuisine puzzle? Vive la tartiflette où l'on plonge dans le plat!

Je défends souvent, lors des cours de cuisine que j'ai le bonheur d'animer de temps à autres, le service à l'assiette. C'est vrai, c'est plus joli, ça fait restaurant, et vos invités auront l'impression que vous avez mis, selon l'expression con-sacrée, "les petits plats dans les grands". Et globalement je suis d'accord avec mon moi-même quant à ce précepte... Toutefois, je vois émerger depuis quelques années, une dangereuse dérive dans le service à l'assiette. En effet, je m'explique: de plus en plus, nombre de chefs, au nom de la cuisine fusion, inventive, créative (biffer les mentions inutiles) confondent recette et assiette. Le plat n'existe plus en tant que tel, mais il existe de par le fait que les ingrédients se retrouvent sur la même assiette (en fait d'assiette, ça ressemble maintenant à des soucoupes, des bocaux, des éprouvettes, des verres, des pots de chambre ou au chapeau de Geneviève de Fontenay). Et on ne se fatigue même plus à lui trouver un nom, on énumère tous (mais vraiment tous...) les ingrédients (souvent sublimes, il faut le dire) qui le composent. Je m'en étais pas trop rendu compte jusque récemment, mais là, je sais pas si c'est parce que j'ai un peu trop mangé de trucs différents hier soir, mais ça commence tout doucement à me gonfler. D'où le titre de mon énervement du jour, à savoir que tant qu'à faire, même si ça heurte les principes de la diététique que je voudrais m'infliger, que l'on fasse rôtir des saucisses, et que l'on m'apporte, fumant, un plat de tartiflette où tout est et DOIT être mélangé pour que le plat existe. Ou encore une vraie lasagne, un Phô viet-namien, un cocido madrilène, un risotto au safran (avec de la moëlle, fuck Kreuzfeld-Jacobs!).
Sous prétexte de découverte, nous sommes de plus en plus prêts à nous extasier sur des "carpaccios (carpacci? Tant qu'à faire...) de mangue, poivre de Sichuan, caramel de Saint-Jacques, pâte de coing, cacao amer et haddock au porridge" (J'invente, hein , mais si ça tente quelqu'un...). "Fusion food"? Oui, vingt fois oui, mais donnez-moi une assiette, avec des trucs à manger, à mâcher, je me passe du dé à coudre, de la paille, du liquide sur solide, du nuage, des sphères à l'algésiate de mes deux.
Un exemple, un vrai qui existe dans un vrai restaurant, de ce que je cherche à exprimer: "Le filet de Saint-Pierre de petit bateau breton grillé ;
compote de rhubarbe à l'estragon,
caramel & rhubarbe séchée "
On remarquera au passage que l'on ne sait pas qui finit sur le gril: le filet, Saint-Pierre himself ou le petit bateau breton...?.
C'est sûr que c'est plus classe que de parler de: "Filet de prince des mers du Nord de Paquebot Nordique, pommade acidulée, coussins de blé dorés, petit mesclun" ...Quelqu'un avait reconnu le fish-burger?

10:42 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |

02/12/2005

 Roberto Caponi for ever

Jeepee vous mettait il y a quelque temps la photo de M. Caponi, et il me revient que je n'en ai encore jamais parlé. Ne cherchez plus, Caponi fait les meilleures pâtes aux oeufs d'Italie, donc du Monde, point.
Attention, j'ai pas dit les meilleures pâtes, j'ai dit les meilleures pâtes aux oeufs, et j'ajoute, les meilleures pâtes laminées aux oeufs. En bref, tagliolini, tagliatelle, pappardelle e cosí via... Je ne vais pas vous faire un cours aujourd'hui sur les pâtes, mais sachez que si les pâtes aux oeufs sont excellentes, elles ne conviennent pas à tous les assaisonnements... Un "bête" exemple, pour le pesto il faut impérativement des linguine ou des spaghetti "extrudées" (trafilate) et surtout pas des tagliatelle comme le font souvent les restaurateurs incompétents...J'ai longtemps importé mes Caponi moi-même, puis j'ai plus eu trop le temps, et je ne savais plus à quelle Sainte tagliatelle me vouer...Pendant quelques temps je me suis "débrouillé" (nous ne sommes jamais restés un seul jour sans Caponi chez Mmmmh!), pour découvrir que la merveille est maintenant là, sous mes yeux, à un jet de bolognaise de la chaussée de Charleroi, au "Marché des Chefs" où l'accorte M. Meillan m'explique que ...c'est les meilleurs pâtes (aux oeufs bla bla) du Monde...Merci deux fois. Une fois parce que je le savais, et la deuxième pour les avoir importées...Ce soir on a un petit groupe (55 personnes) qui vient faire un petit tour des cuisines du Monde; j'ai mis des morilles à tremper, et s'ils sont sages ils auront des tagliolini aux morilles en bonus track...


18:12 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

01/12/2005

tartufo d'Alba


 
C'est sûr, quand le paysage ressemble à ce que vous voyez là juste au-dessus de ma prose, il ne faut pas s'étonner que ça produise ce genre de choses:

 
La truffe blanche d'Alba, ça vous dit quelque chose? Tuber Magnatum Pico, bien entendu...Pourquoi j'ai l'air de m'emballer là dessus tout d'un coup...
Passke hier après-midi, sur le coup de 16.59, je suis allé précipitemment faire une petite course pour un petit pic-nic au "Marché des chefs" (Ca ferme à 17.00) (Un tout petit pic-nic, 400 g de foie gras, un petit pot de confiture de figues, et parce qu'elle me faisait de l'oeil pour l'apéritif un petit pot de vraie tapenade aux vraies olives de Nice - sans anchois youpee-). Pendant que l'on m'emballe tout ça, j'avise de la truffe noire dans un bocal. "Je peux sentir, risqué-je?" Bien sûr, et si tu veux, on a même de l'Alba" me dit Jean-Claude en me tendant une vulgaire boîte de frigolite. Et dedans, émergeant du riz qui les protègent, une dizaine de truffes blanches (en fait beiges), dégageant un parfum, DES parfums qui ne finissent jamais, entêtants, variés à l'infini; on n'est plus ici dans le domaine de la bouffe, je ne sais pas où on est d'ailleurs, mais je serais bien resté...Il a fallu fermer la boîte, sinon eux n'auraient jamais fermé la boutique...
On est en plein dans la saison, je ne sais pas encore quand, mais je sens que d'ici peu je vais faire péter les tagliolini à la truffe blanche...(Au prix du jour, hier, 445 euros les 100 g; mais 100 g d'Alba c'est hénaurme....)
Pour jouer, j'ai humé de près, puis pesé... une belle pièce (mon général)...elle faisait 40 g...

08:29 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |