29/11/2005

Mayday!

Mon "post" (c'est bizarre comme substantif, "post", ça fait un peu crachat, mais soit...)précédent m'a fait plonger dans l'univers télévisuel enfantin, et une question me taraude depuis: Pourquoi faut-il donc que les héros télévisuels pour enfants (ou pour jeunes adultes en plein "chill out", il paraît que c'est très populaire dans ce genre de population) se nourrissent toujours n'importe comment?
Je me souviens que les personnages chamarrés dont vous trouverez ci-après la photo  mangent une infame bouillie rose dont j'ai oublié le nom...Quelqu'un peut m'aider? Pas étonnant qu'une fois que les enfants grandissent ils rêvent d'aller à la star-ac pour manger des céréales affalés sur leurs coudes avec les cheveux dans l'assiette...
Voilà, c'était mon petit quart d'heure réac....Il faudra être indulgent, il y en aura d'autres, il fait très chaud dans nos bureaux ces jours-ci...


 






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27/11/2005

Gloubi-boulga


 
Foin (de poireau) de toutes ces empoignades sur le symposium, le deipnon, le convivium. Laissons Apicius et Archéstrate s'empoigner au vestiaire (non pas sous la douche, assez de clichés...). Je parle de vestiaire parce que quelques uns on théorisé sur nos joutes oratoires en pratiquant des métaphores tennistiques. Je tiens à faire savoir à ce propos que si d'aventure (lors de la pratique de ce sport que j'adore) on me déporte sur la droite à la faveur d'un smash, j'adore pratiquer la prise inverse...
J'avais donc promis in illo tempore que si on me cherchait encore des crosses, je ne balancerais plus que du consensuel. Eh bien c'est fait, une belle photo de Casimir en train de préparer du gloubi-boulga, si ça c'est pas du culte?...Ca valait bien un petit clic....
By the way, parce je fais du spoooooooort et que je suis faiiiiiiiiir pléééééééééï, le deipnon offert par Christain hier soir était particulièrement bien lifté...Et le symposium de flying Patrick très percutant...
Hier soir les balles (les vannes nettement moins mais je plaide coupable) étaient bondissantes au 14 de la Chaussée de Charleroi...

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25/11/2005

symposium et deipnon

L'avantage d'être obligé de faire des petites recherches en matière culinaire, c'est qu'on apprend des trucs...Donc, le symposium, qui de nos jours sert à définir une assemblée pas forcément folichonne où l'on cause de divers sujets - genre congrès, commission, sous-commission ou conférence  - désignait dans l'Antiquité la deuxième partie du banquet...
 
La première partie étant le ..."deipnon", mais ça tout le monde le sait, bien entendu...Donc, cette deuxième partie, le symposium, ce n'est plus la partie où l'on mange, mais celle où l'on boit, et apparemment les grecs du IVè siècle avant notre ère savaient s'amuser...On se parfumait, on mettait des guirlandes, on buvait jusqu'à plus soif, et arrivaient les danseuses, les joueuses de flûte etc...Un rien décadent (et un rien misogyne, hors les danseuses, les femmes n'étaient pas les bienvenues...) mais plus drôle qu'une réunion de cadres en cravate pour faire du management, de la prospective, de la performance etc...
 

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24/11/2005

On ne peut pas toujours parler de bouffe - petit intermède culturrrrrrrel -

 
Voilà, ça faisait longtemps que l'on avait pas parlé de cinéma, et pour répondre à l'un ou l'autre internaute qui se demande - à la manière d'un Jacques Brel - si "on fait que manger chez ces gens là...", je peux répondre; "Eh non, on boit aussi..." et en ce qui me concerne j'aime (aussi et entre autres) le cinéma, même si j'ai pas trop le temps, et j'ai même  une coupable indulgence pour le cinéma italien, qu'il soit néo-réaliste, post-moderne, comique, dramatique, sirupeux, mièvre, intellectuel, engagé, dégagé et j'en passe....
Entre deux rendez-vous, nous avons eu le temps JP et moi de flâner hier après-midi dans les allées de la FNAC - vraiment désoeuvrés, hein, on va encore se faire chambrer...- ... Bonne pioche niveaux bouquins au rayon cuisine et vins (mais on a dit qu'on ne parlait pas de bouffe) et,  je suis tombé en arrêt devant une réédition de chefs d'oeuvres du cinéma, italien, donc... (en vo, sous-titres néerlandais, on risque pas de me les voler...). Je vais donc me régaler ce week-end en me repassant en boucle Le Guépard (Luchino Visconti) - voir dans mes "posts" précédents le livre éponyme- , "I tre Fratelli" (Francesco Rosi), "La Notte di San Lorenzo" (les frères Taviani) et "La Pelle" (Liliana Cavani).
Bon on n'y  est pas tout à fait, encore quelques recettes à rédiger, un cours de cuisine à donner, faire le clown à l'aube samedi à la radio et animer la réunion "chefs" à Anvers (toujours samedi mais un peu plus tard) avant de me réjouir l'esprit (on vous l'a dit, pas toujours l'estomac)...
 
Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer l'affiche du "Guépard" en version doublée anglophone (ça devient un léopard au passage...) avec Alain Delon ("Il vous en prie") jeune et Claudia cardinale encore plus jeune...
 

 

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22/11/2005

Une journée ordinaire...

MmmmhTranche de vie...
Ca y est, le week-end se termine et avec lui, le salon P&E qui a mobilisé les forces de pas mal d'entre nous...Ethan et Florence ont pratiqué avec bonheur et succès - et sans faillir - les recettes Beauty food de Vanessa (notre nutritionniste attitrée) pendant plus de trois jours.. Champagne pour tout le monde, un peu de foie gras pour le staff (on ne peut pas manger que des st-jacques à la vapeur), pas mal d'heures debout, et une ambiance assez...potache (c'est bien ringard, hein, "potache"...) animée par les bonnes blagues de François et son sac-à-blagues (breveté et assuré) et les vannes croustillantes et toujours très propres et délicates de notre webmaster. Retour lundi dans nos bureaux carolochaussoisiens (de la chaussée de Charleroi, c'est comme ça qu'on dit, non?) a préparer une fin d'année assez épicée. Nous "tournons" à plus de 6 événements par jour, cours de cuisine, cours de vins, menus de fêtes, ateliers culinaires du monde entier, la journée s'écoule à mettre toutes ces choses au point, à prévenir les chefs, à décider ensemble de recettes, à en mettre au point de nouvelles, de la roulade de chou aux pistaches à la salade de vermicelles au calamar en passant par la salade de chou à l'ananas (non, celle-là on la laisse tomber hein Jeepee?).
Un déjeûner rapide au Knoppf (Encore? Hé oui Christian, pour tenir le rythme il faut bien que l'on mange...)François nous quitte pour faire son cours chez Horeca Formation (Il a bien chargé son sac-à-vannes, il doit ensuite assurer une formation dans la riante cité d'Houdeng Aimeries, en vrai marathonien du goût, de l'arome et du verre secoué...) Et c'est reparti pour une après-midi à pondre du texte, du menu, et à tenter d'avoir quelques idées, rythmé par la frénésie de Jeepee (une idée à la minute, un clavier par mois), l'arrivée des chefs qui vont bientôt animer les différents espaces et...le drelindrelinponpon des trams qui n'aiment pas qu'on leur barre la route .... Il n'est même pas cinq heures et le soir tombe sur l'axe Saint-Gilllois qui nous abrite (heureusement que nous faisons le tour du Monde de la bouffe dans nos murs aubergine, il y a de quoi déprimer avec ce brouillard qui ferme l'horizon - fin de l'intermède powétique-)...Arrive le chef qui fera ce soir un cours sur la cuisine végétalienne: Vincent Olivier, de la Saga à Etterbeek. On croit voir venir un gourou avec un sac de graines germées en guise de crucifix, et on découvre un vrai passionné, amoureux du goût avant toutes choses - qui a certes fait des choix radicaux dans son alimentation - mais qui propose, sans imposer...Un saut au cours de vin de Patrick au deuxième étage - les goûts du vin - (Dis Patrick, il y a toujours autant de filles à tes cours? On a du mal à se concentrer sur le contenu du verre) qui se termine sur un superbe Minervois....très très long en bouche.... A propos, Patrick nous a fait un superbe exposé sur les arômes de fourrure mouillée et (moins évocateur) de cailloux mouillés, sous le regard émerveillé de ses auditeurs(trices)...je comprends qu'il ait des demandes de cours particuliers...
On redescend au premier niveau pour goûter la cuisne de Vincent Olivier...Galettes de céréales, pommes de terre au yaourt de soja, seitan, millet...c'est bon! C'est peut-être un peu brut pour nos petites habitudes (oué mais où est la sauce?), mais justement le privilège d'être curieux c'est de faire l'effort de laisser nos habitudes au vestiaire des idées reçues pour se concentrer sur nos perceptions...Goûts, arômes, texture...Ecoutons nos sensations...Qu'il s'agisse d'une syrah du Minervois ou d'une salade de millet à la vapeur à l'huile d'olive...il y a tellement de manières de réveiller nos sens, et....de partager tout ça avec nos commensaux d'un soir (un commensal, des commensaux, non?)...
Il est temps de replier, la journée se termine, ça va pas trop mal pour un lundi...

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19/11/2005

Chaud-froid de méli-mémo à l'espuma de "Carpaccio" en rosace

En voilà un terme qu'il est utilisé, voire galvaudé, que dis-je, piétiné! Ah c'est sûr, dès qu'un plat a du succès, dès qu'il s'exporte, dès que de "haute couture" il devient "diffusion", dès que n'importe qui s'en empare parce que c'est tellement facile de suivre, de faire comme tout le monde, de s'approprier les courants, les modes, parce qu'il faut rassurer le consommateur qui a éternellement besoin de se réchauffer auprès d'un tiède sein maternel alimentaire (je m'énerve), dès que tout ça, donc,  - respiration -tout, n'importe quoi, rarement du bon, vient à être commis au nom du plat en question... Victime modèle, constamment sollicitée, pour un rien dérangée, le "Carpaccio" - il faut bien écrire son nom - aristocratique invention du grand Cipriani dans son mythique Harry's Bar de Venise - tient bon, contre toutes les tempêtes Katrina de la malbouffe que lui infligent les rois de la gamelle en mal de vocabulaire qui doivent donner un malheureux substantif à leur tristes préparations qui ont le malheur d'être déclinées en fines tranches...Tient bon? Pas tant que ça...Quand Cipriani invente le "Carpacccccccccccio" en 1950, il fait simple: des fines tranches de contre-filet, une sauce à base de mayonnaise (laquelle mayonnaise est à l'huile d'olive légère, vinaigre et citron), lait, citron et sauce Worcestershire...Un peu comme un américain, quoi.... Pourquoi l'appelle-t-il ainsi? Parce que se tient en même temps à Venise une exposition du peintre Carpaccio lequel est connu pour l'intensité de ses rouges...
De fait, comme souvent en cuisine, Cipriani n'a pas tout inventé, l'usage de consommer la viande de boeuf crue en lamelles est ancien dans le Piémont; cela s'appelle la "carne all'albese", dont la recette la plus authentique prévoit une généreuse garniture de lamelles de truffe blanche. Donc, la prochaine fois que l'on vous parle d'assaisonnement classique (de l'huile d'olive, du citron et de la roquette croient savoir les professionnels de la profession) pour votre carpaccio de boeuf  (surgelé, le plus souvent, beurk, que l'on me coupe de la viande fraîche et pas une stalactite!), froncez le nez et demandez si c'est la recette de Cipriani ou un avatar... D'ailleurs, je m'énerve pour rien, mon coup de gueule est déjà démodé, il paraît que le "Cospaia" (nouvelle cantine "chic-branchée-up-town-dis-c'est-supêr-oké-on-s'appelle" à un jet de vinaigre balsamique de chez Bouvy ) a mis le Carpaccio by Cipriani à la carte....Faudra que j'aille goûter ça avant laSaint-Nicolas. I'll keep you posted...
 
 Voilà c'est tout simple et ça ressemble à ça, rien de plus...






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17/11/2005

La Caneva encore

Touta vous en parle (là aussi il bouffe toute la carte, donnez moi son foie pour Noël!) et on a failli s'y croiser.... La Caneva, j'y étais mardi soir avec deux vieux potes de bac à sable (Ecole du Chant d'oiseaux, année scolaire 73-74, titulaire Gisèle Lejuste pour ceux qui y étaient) et, sans que ce soit jamais de la grande gastronomie (on y va pas pour ça) tout est toujours très "juste" chez Ruggero et Luca. Le Carpaccio "à la vraie manière de Cipriani" (je vous en parle dans les prochains jours), les "bigoli" au canard, le cochon de lait, des poireaux siiiimmmmmmmmmmplement gratinés quoi éclatants de netteté, et....une superbe bouteille de "guidalberto", le deuxième vin de Sassicaia (un "supertoscan", vous connaissez?De ça aussi je va vous entretenir dans pas longtemps). Il en avait 6 bouteilles: une, Ruggero s'en est occupé, la deuxième c'est Michel, Fred et votre serviteur qui l'ont torchée, reste 4, à bon entendeur.
...

(la) Caneva
Rue des Grands Carmes, 9
1000 Bruxelles
02/5123447

 
 


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13/11/2005

Sur les pas de Emile Verhaeren

Christian me fait amicalement remarquer que plutôt que de le brocarder sur ces poèmes, je ferais mieux de lui donner des infos sur mon réseau champenois pour son prochain voyage...
Allez, je m'essaye au genre...
 
Si, plongeant sur la vallée de la Marne mes pas m'entraînent vers Aÿ,
Je serai bien assuré de ne point étancher ma soif d'un simple vin de pays,
Hardi, à l'huis de la maison Goutorbe - Henri le père, René, le fils -
J'irai, bien décidé, agiter la cloche de leurs savants bons offices.
 
Bercé de la délicieuse ivresse de leurs vins charnus à la mousse fine,
Je traverserai la Marne, pour cueillir d'autres roses, toutes sans épines
A Epernay, rue chaude-ruelle, je grimperai alerte, un côteau de ville
et chez le cousin Pascal, émerveillé, je ne saurai cesser mon babil
 
Leclerc-Briant pratique pour le vin des Dieux, un exercice unique
Vinifier des crus sans assemblage, et aux rabat-joie faire la nique
Crayères, Chèvres Pierreuses, Clos des Champions et Croisette,
Autant de lieux-dits où d'arômes et senteurs il n'est point disette
 
Franchissant à nouveau l'eau verte et tranquille, me voilà à Cumières
Ici le pinot noir donne, outre des bulles nacrées, un rouge de lumière
René Geoffroy y fait honneur à une lignée plusieurs fois centenaire
En élevant son vin tranquille en vigneron savant, loin de folles chimères

 
La commune de Cumières (Champagne) au bord de la MarneLe clos des champions

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 Eléganccccccccce et prestaïïge....

Ca va faire mal! Jeepee nous a mis au point un stand et un programme "de-la-mort-qui-tue". Le thèMmmmh!e fort du salon; les cours de cuisine Beauty Food, du bon qui vous rend belles (et beaux, y en a pas que pour les gonzesses!). Hier après-midi, nous avons fermé les rideaux du 14 chaussée de Charleroi, et la "dream teaMmmmh!" des chefs et nutritionniste maison a mis la dernière Mmmmh!ain aux recettes qui seront réalisées au salon la semaine prochaine...
Je ne vous dis rien, venez découvrir sur place, les chefs seront là pour animer ce concept en continu et sans escale, que du bonheur gustatif pour vos papilles et "Le" stand de l'année pour impressioner vos mirettes....
 
 



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11/11/2005

champagne et brioches

Anniversaire de mon neveu, petite réception en terre familiale. Une belle occasion de retour aux sources (virtuel, malheureusement, je me ferais bien un petit week-end à Cumières-Marne) champenoises. (La Champagne, c'est pour moi la moitié de gauche, pour ceux qui ont lu mon cv). Au menu de l'après midi, de la vraie brioche pleine de beurre, gâteau "Gérard" à l'ananas (un vrai de vrai entremet), et........... du Champagne de chez Goutorbe (Ay, premier cru). D'accord l'étiquette est tartignole, mais sa cuvée "de base" est déjà très très bien....
Tonnerre j'ai encore ma chronique de demain à l'aube sur la RTBF à finir, au boulot!
Euh, donc, c'est demain, qu'on se le dise, à 7h35 (Wééé je séééé, c'est super tôt, c'est du access, access, access praïme taïme, quoi) sur 96.1 (La Première, du caviar), en direct,  avec la délicieuse Sophie Moens (moi j'ai la chance de la voir en vrai de vrai en chair et en os). On va encore dire que je le ramène et que je fais de la retape pour soigner mon égo et qu'on va me faire un t-shirt (ou plutôt un tich heurte selon les "snuls") "entendu à la radio" Mais bon, en fait,  c'est pour le bien de l'entreprise... Et puis c'est ça ou moi aussi je me mets à faire des powèmes, comme Christian, et attention, hein, ça sera des alexandrins, que même Maurice Carême va se retourner dans sa tombe...
Champagne Goutorbe



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10/11/2005

Mamy Louise again

A déjêuner, retour au Mamy Louise avec mes camarades JP et François. ca devient du vice, j'ai bien dû manger 5 brownies avec mon café. Les deux qui étaient à moi, ceux de François et un que j'ai du voler à la table d'à côté pendant que mes deux acolytes mataient les cannes des jeunes filles attablées au milieu....



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09/11/2005

"Mmmmhamma Roma"

Non, je ne fais pas une pasolinite aigüe...Je ne me suis pas endormi, comme Rémi dans "Les Invasions Barbares", en rèvant d'Anna Magnani (on vous avait dit de regarder le film la semaine dernière...)
Non, j'ai juste Mmmmhisé le nom d'un restaurant, ou plutôt une "table chaude" (tavola calda), où l'on ne sert que de la pizza, au poids! Jeepee nous en parlait depuis longtemps - que sa ténacité à nous y emmener soit ici louée - et hier, par une journée ensoleillée d'automne (hein Christian!) nous nous sommes engouffrés dans ma rutilante automobile de fleuriste (c'est Jeepee et François qui le disent, moi j'adoooore la couleur - pour les détails, voir bientôt en bas à droite du blog, le coin de la sous-culture) pour échouer chaussée de Vleurgat, au numéro 5.
Ce n'est pas un restaurant, c'est un endroit où l'on commande et l'on se sert au comptoir (une tavola calda, quoi!) en choisissant parmi les pizza offertes à nos yeux...Ils appellent ça pizza au poids, en Italie on dit plutôt "Pizza al Taglio (pizza à la découpe...), ce n'est donc pas une pizzeria au sens napolitain du terme, c'est une pizzeria où l'on sert de la ........."pizza al taglio"!Pourquoi toutes ces précisions sémantiques? Tout simplement parce qu'en cuisine, italienne ou sibérienne, j'aime les choses justes...Et cet endroit est justissime, et sûrement déjà culte, et j'avais loupé çà...Dire que c'est à un jet de sauce tomate de chez moi...
"Mamma Roma", 5 chaussée de Vleurgat (Flagey), 1050 Bruxelles, fermé le dimanche et le lundi soir.
Post-scriptum: la photo qui illustre cette bafouille est une pizza classique, ronde, pas une "pizza al taglio"; je le dis avant qu'un gros malin ne me fasse la remarque...

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08/11/2005

Arabelle chez Mmmmh!

Hier soir, nous avons accueilli chez Mmmmh! Arabelle Meirlaen du restaurant Li Cwerneu à Huy. Ne vous fiez pas à la poésie délicatement désuète du nom de son restaurant, elle pratique là une cuisine résolument moderne, créative, intuitive, avec des assiettes où se déclinent une infinité de saveurs et de sensations...Hier Arabelle et Pierre (Pierre c'est le jules d'Arabelle, elle aime bien l'embêter avec plein de qualificatifs très drôles mais que l'on répètera pas...) ont réalisé avec nos participants une cuisine à la fois très créative et toutefois...abordable. Des ravioles d'escargots avec une délicate crème de cèpes, des filets de canard colvert flanqués d'une poêlée de patates douces, sauce au porto; et, un biscuit au chocolat et pâtes d'amandes accompagné d'une mousse (espuma si on veut se la faire ferranadriesque) à la bière ("Moinette" la bière, si j'ai bonne mémoire, mais ça se gâte ces derniers temps, la mémoire). Cette mousse n'était pas seulement surprenante, elle explosait de saveurs et "relançait" particulièrement bien le chocolat et les amandes...Retenu pour la soirée dans nos murs d'Anvers jusque 22.00, j'ai risqué mon permis pour partager (un poil en retard...) tous ces bonheurs qu'Arabelle et Pierre avaient bien voulu me mettre à l'abri...Bon, le week-end prochain, c'est sûr je vais à Huy...

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05/11/2005

Risotto!

On en parlait encore hier soir, lors d'un cours de cuisine italienne (c'est pas pour faire de la lèche, mais nos participants nous ont offert une vraie de vraie soirée Mmmmh! avec de la curiosité et de l'enthousiasme à la louche), j'adore le risotto. Le risotto, c'est quoi? Un bête plat de riz? Mais wéé, juste du riz, et plein de façons de l'accommoder...Juste du riz, comme ça, en entrée, en plat, en garniture? En entrée! Oui mais quel riz, comment? Du riz rond, tel qu'il est cultivé dans la plaine du Pô depuis plus de 500 ans, pour faire simple du carnaroli ou de l'arborio. Pourquoi du riz rond? Parce qu'il est riche en amidon qui se libère à la cuisson, ce qui va rendre notre risotto crémeux et onctueux (collant disent les détracteurs; tant pis pour eux, qu'ils bouffent du.............. en sachets!). Pourquoi tout ce bla-bla autour d'une gamelle de riz? Parce que le risotto présente cette caractéristique d'être un plat qui naît dans la casserole, de la fusion d'ingrédients, et c'est la chimie particulière de ce mélange qui fait naître un goût, une texture, qui nécéssitent un certain tour de main... Il ne s'agit pas ici de superposer des aliments pour obtenir le Nirvana à tous les coups. D'ailleurs, c'est pareil pour les pâtes, le pot-au-feu ou le boeuf basilic thaï, et c'est dans ces secrets de transformation dans les casseroles que naît le vrai bonheur de faire la tambouille...
Donc le risotto...Dans un poêlon, un peu de beurre, un peu de chaleur, quelques rondelles fines d'oignon, puis le riz (oui, à sec); on le fait revenir sans le colorer, mais jusqu'à ce que les grains prennent un joli brillant...Cela fait, j'ajoute une louche d'un bon bouillon de viande que j'ai fait moi même, je laisse le riz absorber le bouillon, je touille, je rajoute du bouillon, je laisse absorber, je remets du bouillon, le tout dans une légère ébullition...Au bout d'une quinzaine de minutes, mon risotto est "al dente". J'éteins le feu, j'ajoute une belle noix de beurre, une génreuse poignée de Parmesan, et je mélange en douceur...Voilà je viens de préparer un simplissime risotto au Parmesan. Quand je maîtrise cet exercice je suis prêt à attaquer des recettes plus élaborées. J'entends la petite voix qui revient: Wéé mais, il y a rien là dedans, je sais pas mettre un peu des scampis ou du Tabasco pour donner du goût?
J'ai envie de dire, un vrai bon bouillon, du carnaroli de la meilleure origine, un Parmigiano Reggiano bien affiné, voilà de quoi toucher à l'essence du risotto...C'est dans l'expression de cette simplicité que nous comprendrons que nous avons réussi cette petite magie, cette petite musique du plat né dans les entrailles de la casserole (c'est que je deviens lyrique quand je m'y mets...) Quand je maîtriserai cette essentielle simplicité,  il sera bien temps d'y ajouter des moules, des oiseaux sans tête ou des sauterelles...
Allez, entraînez vous, dans quelques jours je vous lâche la recette du risotto aux morilles...

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04/11/2005

soupefretters

Christian me chambre sur son blog parce que j'aurais dénigré ...la soupe; sa soupe et les soupes à Touta. Que non, même si je me fais parfois traiter de gros plein de soupe, je ne suis guère soupe-au-lait! Je peux certes souper d'une soupe, si tant est qu'elle fût consistante...Et, mes amis collègues chefs; combien de fois, emporté par mon lyrisme quant à votre virtuosité, ne vous ais-je servi la soupe! L'essentiel n'est-il pas de ne jamais se voir traité de cheveu dans la soupe? Potage, consommé, vichyssoise, minestrone, Phô, tom Yam, cocido, velouté, potâââch tomates avec des ballekes, katsu ramen (ou udon), pastina in brodo, gazpacho...Envoyez...la soupe! Si vous êtes sages, je vous laisserai tremper votre pain dans ma soupe, nous ferons des orgies de soupes, et repus, nous ne laisserons plus échapper que des soupe..irs (bon celle là elle est limite, à vous Gennaro).
En bonus track une bien jolie photo de bol à soupe.

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02/11/2005

culte bis!

Vous avez raté le "déclin de l'Empire américain". vous n'aurez pas d'excuses si vous ratez la suite, sur la deuxième chaîne de la rtbf, "les invasions barbares". La suite, 17 ans après, les mêmes, un peu plus cassés par la vie, mais toujours avec le même humour, la même dérision, et cette sensibilité si typique du réalisateur... Un film plus universel et moins "léger" que le premier opus mais une belle leçon de vie et de cinéma. Et toujours cette petite musique de l'accent québequois, j'adore...

13:44 Écrit par Carlo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

allez, une petite recette...

Mes petits camarades vous balancent toutes leurs sousoupes, laissez moi vous donner une recette toute en délicatesse et simplicité...et modestie, bien entendu...
(Les gars, ne montez pas dans les tours, hein, j'adoooooooooore ce que vous faites, du boeuf basilic thaï à la tête de veau, en passant par la cervelle de canut et la salade de canard au riz grillé...)
 

Insalaltina di bresaola e carciofi :

 

Bresaola « punta d’anca » 250 g coupée très fin

2 citrons

artichauts violets 8 pièces

huile d’olive fruitée (j’utilise de l’ ‘olio del garda denocciolato’)

parmesan

poivre du moulin

fleur de sel

 

Je prépare d’abord les artichauts :

 

J’enlève les feuilles extérieures, je découpe le pied, et je découpe « tout ce qui dépasse » à la base de l’artichaut. Je coupe également la tête des feuilles ; Au bout du compte l’artichaut (au niveau de la taille) ressemble aux artichauts à l’huile d’olive que l’on trouve dans les épiceries italiennes…

 

J’émince ce qui me reste d’artichaut très finement et je réserve dans un bol avec le jus d’un citron. C’est très important sinon l’artichaut noircit !!

Quand j’ai émincé tous les artichauts, j’ajoute un peu d’huile d’olive, une pincée de fleur de sel et un tour de moulin à poivre. Je réserve.

 

Sur les assiettes de service je dresse (en chiffonnade c’est plus joli) les tranches de bresaola, genre arc de cercle. Au centre je place quelques tranches d’artichaut et je parsème le tout de copeaux de parmesan. J’arrose de quelques traits de ma bonne huile d’olive du lac de garde dénoyautée. (Pourquoi cette huile là ? parce qu’elle a un goût fruité qui rappelle l’artichaut…)

 

Note à bênêt:

Les artichauts: c'est pas des Princes de Bretagne, Christian, que l'on mangerait feuille à feuille en les trempant dans la vinaigrette. (Il n' y a pas beaucoup de choses que je n'aime pas, mais l'artichaut vinaigrette me déprime, presque autant que des salsifis à la cantine de l'école...)Non, le petit artichaut violet, tellement beau que l'on en offrirait un bouquet à une femme de goût qui viendrait à nous croiser lors d'un cours de cuisine mais je m'égare...

 

La bresaola: c'est une charcuterie à base de boeuf, un peu comme la viande des Grisons, d'ailleurs ça vient du même endroit ou presque. Ou çà? A Laeken! Non, en Valtellina, en fait, la vallée italienne juste en dessous du canton des Grisons!

Bon, vous qui savez tout, quelle langue parle-t-on dans le Canton des Grisons?

 

 



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